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                    <title>TIGblogs - Country - Guinea</title> 
                    <link>http://guinea.tigblog.org/</link> 
                    <description>What's on the minds of young leaders from around the globe?</description> 
                    <language>en-us</language> 
             
                <item> 
                    <title>proposition de stratégie de réduction de la pauvreté dans mon pays</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/502793</link> 
                    <description><![CDATA[ C’est pour moi un honneur  et un réel plaisir de me retrouver parmi vous ce matin  pour parler de la stratégie nationale de mon pays dans la lutte contre la pauvreté dans le contexte d’un Accord de Partenariat Economique ACP – UE . <br />
<br />
En effet au cours de cette présentation, j’aborderais trois points principaux, à savoir les objectifs et orientations de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté en guinée, les conditions de la mise en œuvre,  et les enjeux d’un partenariat économique avec l’union européenne. <br />
<br />
Mais avant tout, permettez – moi de faire un rappel de l ‘évolution des politiques économiques et sociales mises en œuvre dans notre pays depuis  près d’une vingtaine d’années. En effet, après plusieurs années de politique de stabilisation et d’ajustement structurel, un large consensus s’est dégagé autour des points suivants : <br />
<br />
•	Les programmes de réformes mis en œuvre ont des coûts sociaux très élevés  pour les populations pauvres et vulnérables,<br />
•	Les performances de ces programmes se sont révélées assez faibles en terme de croissance économique et de création d’emploi, <br />
•	En l’absence d’une croissance forte et durable, la stabilité macro – économique et financière ne saurait être assurée de façon durable. <br />
<br />
Suite au bilan mitigé de ces programmes, le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires au développement,  à pris une nouvelle approche visant une forte impliquant des populations à  la base dans l’orientation et la conduite des programmes de développement. Dans ce cadre, de large consultations furent organisées en 1997, à l’occasion  de la présentation de la Stratégie d’Assistance de la Banque mondiale. <br />
<br />
Les résultats de ces consultations ont permis de  dégager les principales préoccupations des populations,  à savoir le développement des routes et pistes rurales, l ‘amélioration des services sociaux de base,  notamment la santé et l’éducation, et le développement du secteur rural.  Ils ont également servi de base à la préparation et au lancement d’une nouvelle série de projets et programmes axés sur la lutte contre la pauvreté. Il s’agit notamment du PACV, du PRCI et du PPSG 1 . <br />
<br />
 Pour intensifier et mieux coordonner les efforts de lutte contre la pauvreté, le Gouvernement a entrepris une vaste réflexion  en vue de la formulation et de la mise en  œuvre d’une Stratégie globale de développement axée sur la croissance économique et la réduction de la pauvreté.  L’enjeux  de cette stratégie est de servir de cadre à toutes les interventions en faveur du développement  national. <br />
<br />
Dans cette optique, des questions essentielles appelaient des réponses pertinentes : Que faut – il entendre par le concept de pauvreté ? Quelle démarche adoptée pour la formulation et la mise en œuvre de la stratégie ? <br />
<br />
En terme de démarche, le Gouvernement a adopté une approche participative avec l’objectif d’impliquer tous les acteurs de la vie nationale ( Administration publique, Institutions républicaines, populations à la base,  organisations de la société civile, acteurs du secteur privé, partenaires au développement ). Des résultats des consultations organisées à cet effet, il s’est dégagé que la pauvreté est phénomène multidimensionnel caractérisé par diverses formes de privations ( faiblesse de revenu, chômage, maladie, habitations indécentes, faible capacité etc … ). <br />
<br />
<br />
L’examen du profil de la pauvreté permet également de ressortir l’interdépendance de ces dimensions.  En effet, si aucune catégorie sociale n’est épargnée par le phénomène, il présente des degrés  variables selon le zone d’habitation ( rurale ou urbaine ), la région , la catégorie socio – professionnellement etc. <br />
<br />
Ainsi, l’incidence de la pauvreté est deux fois plus élevée en milieu rural ( 52, 5% ) qu’en milieu urbain ( 25%) et, par rapport au niveau de la pauvreté à Conakry, 7,8 fois plus élevée. L’extrême pauvreté concerne près de 18 % de la population rurale contre 0,3%  à Conakry et 5,6%  au niveau des autres centres urbains. La consommation des 20% des individus les plus pauvres représente à peine 7% de la consommation totale, et celle des 20% les plus riches représente 47% du total. <br />
<br />
S’agissant de la relation entre la santé et la population par exemple, les données disponibles indiquent que les ménages pauvres ont  moins accès aux soins de santé. Seulement 12% des 20% des plus pauvres consultent les services publics de santé lorsqu’ils sont malades, contre plus de 50% pour les 20 % les plus riches . L’essentiel des couches les plus pauvres font recours aux services de la santé traditionnelle. <br />
<br />
  <br />
1.	LES OBJECTIFS ET ARTICULATIONS DE LA SRP<br />
<br />
<br />
Au regard de ce qui précède, la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté a été élaborée avec pour objectif général de réduire durablement et de manière significative la pauvreté en guinée. <br />
Les objectifs spécifiques sont notamment : <br />
<br />
•	L’augmentation des revenus, à travers la promotion des activités économiques, notamment dans la sphère  des plus pauvres. A l’horizon 2010, l’objectif est de réduire l’incidence de la pauvreté monétaire à 30% au niveau national et à 38%  dans les zones rurales, contre respectivement 40,3%  et 52,5% en 1994 / 95 <br />
•	L’amélioration de l’accès et la  qualité des services sociaux de base, et, <br />
•	La réduction des inégalités et l’exclusion sociale<br />
<br />
Pour atteindre ces objectifs, une stratégie globale et intégrée a été élaborée autour de trois axes principaux : <br />
<br />
a)	L’accélération de la croissance économique, avec de larges opportunités de revenus pour les pauvres, à travers  des politiques axées sur la préservation de la stabilité macro – économique et financière , le développement des infrastructures de base ( eau, électricité, transport et télécommunication ), l’appui aux secteurs porteurs de croissance ( le secteur rural, les mines, le tourisme,  l’artisanat etc. ), <br />
b)	Le développement et l’accès équitable aux services sociaux de base ( éducation, santé, eau et assainissement, habitat etc. ) : <br />
	En matière d’éducation, porter la priorité sur le niveau de base, avec l’objectif de scolarisation universelle  à l’horizon 2012 : poursuite du développement des infrastructures scolaires ; recrutement formation redéploiement et motivation du personnel enseignant ; amélioration des moyens de fonctionnement ; mise  à disposition du matériel pédagogique  et suppression des coûts directs au niveau du primaire ; mise en place des dispositions favorables à l’éducation des filles<br />
<br />
	En matière de santé, l’objectif est d’assurer à tous des meilleures conditions de santé. Pour y arriver, la politique nationale de santé est axée sur : <br />
<br />
•	Le renforcement de la prévention et de la lutte contre les maladies prioritaires ( Hépatite B , tuberculose, maladies diarrhéiques, paludisme, VIH / SIDA etc. ) : élargissement de la couverture vaccinale ; disponibilité régulière des  produits ;  traitement des cas de paludisme prophylaxie chez la femme enceinte ; prise en charge des grossesses à risques et  des urgences obstétricales , accouchement sous surveillance,<br />
•	L’amélioration de l’accès des pauvres aux services essentiels de santé : priorité sur les formations sanitaires de base, notamment les postes de santé, extension du paquet minimum d’activités et amélioration de la gestion des ressources humaines, subventions de fonctionnement aux établissements de soins, promotion mutuelle de santé etc. <br />
•	Le renforcement des capacités institutionnelles et de gestion : redéfinition des rôles dans la gestion du système de santé, poursuite de la déconcentration budgétaire, renforcement des capacités à tous les niveaux  et amélioration des outils de planification et de gestion. <br />
•	Dans le secteur de l’eau, l’objectif est de porter le taux d’accès à l’eau potable à 90% en 2010 contre 49% en 1999 : réalisation du 3eme projet Eau, extension du réseau tertiaire, réalisation de réseaux d’adduction d’eau pour 7 villes de l’intérieur du pays, renforcement des installations en exploitation, réformes institutionnelles requises pour assurer une meilleure exploitation des infrastructures, poursuite des forages, des aménagements  de puits et de sources.<br />
•	Amélioration de la gouvernance  et des capacités institutionnelles, à travers une meilleure allocation  et la transparence dans la gestion des ressources publiques ; un renforcement des pouvoirs financiers des structures à la base ; une responsabilisation accrue  des bénéficiaires dans la formulation, la mise en œuvre , le suivi et l’évaluation des actions de développement, la poursuite et l’intensification de la lutte contre la corruption et l’amélioration de la qualité  de la justice. <br />
<br />
<br />
2. LA MISE EN ŒUVRE DE LA STRATEGIE <br />
 <br />
Depuis 2000, il a été marqué par plusieurs chocs exogènes ( poursuite de conflits armés dans la sous – région, attaques rebelles contre le territoire national, hausse des prix du pétrole, baisse des prix des produits d’exportation et baisse des financements extérieurs ) et endogènes ( fortes perturbations pluviométriques, de graves pénuries dans les secteurs  de l’eau et de l’électricité, déficit de mobilisation des ressources intérieures  et problèmes liés à la gestion des dépenses publiques ). <br />
A cela, il faut ajouter que l’appui des  partenaires au développement n’a pas été à la hauteur des attentes et des engouements suscités par la stratégie . Au titre de l’initiative  PPTE, la mobilisation des ressources s’est limitée à 40 mds GNF en 2001, 69,5 mds en 2002 et 81,9 mds en 2003, soit un total de d’environ 96 millions de dollar US pour les trois ans. Au titre des appuis budgétaires, la Guinée n’a bénéficier que de deux opérations de financement : le CAS IV de la Banque mondiale ( 50 millions de dollar US ) et le PAS III  de la BAD  ( 12,25 millions d’UC, soit environ  16 millions de dollar US ), soit un total de  66 millions de dollar US . <br />
<br />
Sous l’effet de ces différents facteurs, la Guinée a enregistré ses plus faibles performances économiques depuis plus d’une décennie. Le taux de croissance annuel du PIB a été de 2,99%, contre un objectif de 5% fixé dans le DSRP. En 2003 , le taux de croissance du PIB du secteur secondaire ( comprenant les mines, le manufacturier, l’eau , l’électricité et le BTP ) à été de l’ordre de 0,5% . <br />
<br />
          Tableau 3 : Evolution du PIB et de l’inflation, Guinée  1997 – 2003( en %) <br />
	1997	1998	1999	2000	2001	2002	2003<br />
Taux PIB<br />
Taux PIB par tête <br />
Tau PIB rural<br />
Tau d’inflation	4,8<br />
1,8<br />
-0,9	4,3<br />
1,2<br />
5,5<br />
5,1	3,3<br />
0,4<br />
5,2<br />
4,6	2,0<br />
-0,9<br />
-2,3<br />
6,8	3,7<br />
0,7<br />
6,3<br />
5,4	4,2<br />
1,1<br />
5,1<br />
3,0	1,4<br />
-1,7<br />
4,5<br />
14,8<br />
Source MP / DNP : cadrage macroéconomique, février 2004 <br />
<br />
S’agissant des dépenses, elles ont connu une forte expansion des dernières années, du fait du contexte sécuritaire dans la sous – région, des efforts importants déployés en faveurs des secteurs prioritaires et certaines lacunes observée dans la gestion des finances publiques. <br />
<br />
Cette expansion des dépenses conjuguées à une faible mobilisation  des ressources a conduit à partir de 2003 à des fortes tensions sur le budget, sur la balance des paiements ainsi que sur le niveau général des prix .  En 2003, le déficit budgétaire a atteint près de 10% du PIB, dépassant largement l’objectif de 3 à 5 %  fixé par la SRP, et le taux d’inflation s’est élevé à 14,8% , contre 6,1% en 2002. <br />
<br />
En dépit de ce contexte particulièrement difficile, des progrès non négligeables ont été obtenus dans certains domaines, notamment l’éducation, la santé, l’hydraulique villageoise et les infrastructures  de transports<br />
<br />
Dans les domaines de l’éducation et de la santé, on notera que : <br />
   <br />
•	L’accès aux services d’éducation s’est sensiblement amélioré. En 2002, 57,1% des ménages étaient à moins de 15 mn d’une école primaire, contre 11,5% des ménages qui sont à une heure ou plus d’une école primaire ; <br />
•	Les taux brut de scolarisation ( TBS )  au primaire est passé de 56,5% en 1999 / 00 à 74% en 2002 / 03, soit un gain de 17,5 points en 3 ans. Le ratio filles / total des élèves  est passé de 0, 40 en 1999 / 00 à 0,43 en 2002 / 03 ; <br />
•	Environ 41% des ménages  ( 31% en milieu rural et 65% en zone urbaine) disposant d’un service de santé à moins de 30 mn, <br />
•	Le taux de couverture vaccinale des enfants et  des femmes en âge de procréer s’est amélioré ainsi qu’il suit : <br />
<br />
Antigène 	2001	2002	2003<br />
BCG<br />
DTCP<br />
VHB<br />
VAR <br />
VAA<br />
VAT-2 + 	75 <br />
64<br />
-<br />
59<br />
-<br />
52	71<br />
58 <br />
-<br />
61<br />
17<br />
53	83<br />
65<br />
-<br />
70<br />
33<br />
56<br />
<br />
<br />
Ceci dit,  beaucoup reste à faire pour améliorer la qualité des services, renforcer  et pérenniser les acquis . Selon les résultats de l’enquête QUIBB 2002 ( questionnaire unifié sur les indicateurs de base du bien être ) :<br />
<br />
o	64,4%des élèves se déclarent non satisfaits des services scolaires ( livres et fournitures, qualité de l’enseignement, manque d’enseignement etc. ). <br />
o	Seulement 47% des personnes qui ont consultés un praticien de la santé au cours de s 4 semaines précédentes l’enquête ont été satisfaites, contre 53% de mécontents ( coût des services, traitement inefficace, manque de médicament, longue attente , manque de personnel formé )<br />
<br />
S’agissant de l’hydraulique villageoise, 2.942 points d’eau, essentiellement  des forages, ont été réalisés entre 2000 et 2003, contre un objectif de 3.200 points d’eau fixés dans le DSRP. <br />
<br />
Dans le domaine des transports et des travaux publics, au titre des réalisations entre 2001 et 2003, on peut citer : <br />
<br />
•	La réhabilitation de 1.078 km de pistes rurale, contre 1.483,6 km prévus , soit un taux de réalisation de 72% <br />
•	L’entretient de 4.700 km pour de piste , contre une prévision de  4.647 km soit un taux de réalisation de    101,5% <br />
•	La poursuite des travaux de bitumage de la	 route stratégique Kankan –  Kourémalé , avec la suppression des bacs sur le Niger et le tinkisso<br />
•	La construction d’un pont sur la fatala ainsi que l’entretien des routes nationale et régionales <br />
<br />
2.	ENJEU D’UN PARTENARAT ENONOMIQUE <br />
<br />
La SRP a suscité beaucoup d’engouement et d’espoir au niveau des populations . cependant, pour sa mise en œuvre , des questions essentielles interpellent le Gouvernement et ses différents partenaires, tant de l’intérieur de l’extérieur . il s’agit de savoir , entre autres : comment créer les conditions d’une relance soutenue et durable de la croissance économique ? Comment mobiliser les financements nécessaires à son développement économique ? comment améliorer l’offre et la qualité des services publics aux populations ? <br />
<br />
Il faut rappeler que l’UE européenne est le premier partenaire commercial de la Guinée. Elle demeure également l’un des principaux pourvoyeurs de fonds pour le financement des infrastructures de base. L’UE européenne intervient dans les domaines prioritaires que sont les routes, les grands ouvrages de financement ( tels que le pont sur la fatala ) , l’hydraulique villageoise , la santé , l’agriculture, la pêche. <br />
<br />
Par ailleurs l’analyse prospective du développement économique du pays révèle que les opportunités de croissance reposeront pendant longtemps sur : <br />
<br />
	L’exploitation minière, à travers l’ouverture de nouvelles exploitations et l’extension de celles déjà existantes ainsi que le développement de la filière bauxite – alumine – aluminium <br />
	L’amélioration de la productivité du secteur rural et la diversification de ses filières d’exportation <br />
	La promotion des petites et moyennes entreprises . <br />
<br />
Dans le contexte de lutte contre la pauvreté, un partenariat  économique avec l’UE serait d’un enjeu capital. Il contribuera à la dynamique économique locale à travers des investissements directs dans l’appareil de production , à la promotion des investissements privés européens dans l’économie locale, à la diversification de l’économie , à l »amélioration de la qualité des produits ainsi que qu’à l’ouverture du marché européen pour les exportations. <br />
<br />
Par ailleurs, la coopération financière avec l’UE européenne constitue un facteur décisif pour l’amélioration de la situation des finances publiques et le développement des services sociaux de base, toutes choses essentielles pour le bien être des populations et l’amélioration des perspectives de développement  durable. <br />
]]></description> 
					<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 05:37:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Qu'est-ceque la pauvreté?</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/502789</link> 
                    <description><![CDATA[Que faut – il entendre par le concept de pauvreté ? Quelle démarche adoptée pour la formulation et la mise en œuvre de la stratégie  de réduction de la pauvreté? <br />
<br />
En terme de démarche, le Gouvernement de monpays (la République de Guinée) a adopté une approche participative avec l’objectif d’impliquer tous les acteurs de la vie nationale ( Administration publique, Institutions républicaines, populations à la base,  organisations de la société civile, acteurs du secteur privé, partenaires au développement ). Des résultats des consultations organisées à cet effet, il s’est dégagé que la pauvreté est phénomène multidimensionnel caractérisé par diverses formes de privations ( faiblesse de revenu, chômage, maladie, habitations indécentes, faible capacité etc … ). <br />
<br />
L’examen du profil de la pauvreté permet également de ressortir l’interdépendance de ces dimensions.  En effet, si aucune catégorie sociale n’est épargnée par le phénomène, il présente des degrés  variables selon le zone d’habitation ( rurale ou urbaine ), la région , la catégorie socio – professionnellement etc. <br />
<br />
Ainsi, l’incidence de la pauvreté est deux fois plus élevée en milieu rural ( 52, 5% ) qu’en milieu urbain ( 25%) et, par rapport au niveau de la pauvreté à Conakry, 7,8 fois plus élevée. L’extrême pauvreté concerne près de 18 % de la population rurale contre 0,3%  à Conakry et 5,6%  au niveau des autres centres urbains. La consommation des 20% des individus les plus pauvres représente à peine 7% de la consommation totale, et celle des 20% les plus riches représente 47% du total. <br />
<br />
S’agissant de la relation entre la santé et la population par exemple, les données disponibles indiquent que les ménages pauvres ont  moins accès aux soins de santé. Seulement 12% des 20% des plus pauvres consultent les services publics de santé lorsqu’ils sont malades, contre plus de 50% pour les 20 % les plus riches . L’essentiel des couches les plus pauvres font recours aux services de la santé traditionnelle. <br />
]]></description> 
					<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 05:27:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://.tigblog.org/post/502789</guid>
					<georss:point>9.5480556 -13.6772222</georss:point><geo:Point><geo:lat>9.5480556</geo:lat><geo:long>-13.6772222</geo:long></geo:Point>
                </item> 
                <item> 
                    <title>Rions un peu: L'Enfant et son père</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/481383</link> 
                    <description><![CDATA[Un fils revint un jour a la maison avec son ehec en class.<br />
Son pere furiex lui dit:"tu devrais avoir honte,a ton age Sekou Toure etait en 6eme."<br />
Et le fils de repondre:"...Et a ton age il etait president de la republique."]]></description> 
					<pubDate>Fri, 19 Sep 2008 06:54:00 EDT</pubDate> 
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					<georss:point>9.5480556 -13.6772222</georss:point><geo:Point><geo:lat>9.5480556</geo:lat><geo:long>-13.6772222</geo:long></geo:Point>
                </item> 
                <item> 
                    <title>Rions un peu: Détente</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/481377</link> 
                    <description><![CDATA[Un couple est marié depuis 20 ans.<br />
<br />
Chaque fois qu'ils font l'amour, le mari insiste pour qu'ils le fassent dans le noir total. Après 20 ans, la femme commence à trouver ça ridicule et elle décide donc de casser cette habitude.<br />
<br />
Un soir, au beau milieu de leurs ébats, elle allume la lumière.<br />
<br />
Elle regarde vers le bas et voit que son mari tient à la main un vibro, doux, merveilleux et plus long qu'un vrai sexe.<br />
<br />
« Espèce de salaud !» s'écrie-t-elle. Comment as-tu pu me mentir pendant toutes ces années ?<br />
<br />
Son mari la regarde droit dans les yeux et lui répond : « OK, je t'explique pour le jouet et tu m'expliques pour les enfants !!!» <br />
]]></description> 
					<pubDate>Fri, 19 Sep 2008 06:48:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://.tigblog.org/post/481377</guid>
					<georss:point>9.5480556 -13.6772222</georss:point><geo:Point><geo:lat>9.5480556</geo:lat><geo:long>-13.6772222</geo:long></geo:Point>
                </item> 
                <item> 
                    <title>Rions un peu: le Cheval et le Cow-Boy</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/481373</link> 
                    <description><![CDATA[Ca se passe dans l'ouest américain au siècle dernier: Dans un bar, il y a une affiche qui dit: Repas et boisson à volonté pour celui qui fera rire mon Cheval pendant un mois Un Cow-boy entre dans ce bar, voit l'affiche et déclare que c'est trop facile et qu'il va gagner. Le barman l'informe que l'annonce est présente depuis un an et que personne n'a jamais réussi. Et il l'emmène à la grange. Le cow-boy entre et ressort cinq minutes plus tard après avoir chuchoté quelque chose dans l'oreille du cheval. Le cheval rigole tellement qu'il se roule à terre. Deux mois plus tard, il revient et le cheval est toujours hilare. Dans le bar, le barman lui dit qu'il est prêt à lui donner deux mille dollars s'il parvenait à le faire arrêter de rire car il ne peut même plus le monter. C'est très facile, lui répond le cow boy et ils vont tous les deux à la grange. Le cow-boy entre encore tout seul et il ressort cinq minutes après. Le chaval est en larmes. Le barman lui demande comment il a fait. Et le cow-boy lui dit: " la première fois, j'ai dit au cheval que j'en avais de plus grosses que lui et la deuxième fois, je lui ai montré"!!!]]></description> 
					<pubDate>Fri, 19 Sep 2008 06:46:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://.tigblog.org/post/481373</guid>
					<georss:point>9.5480556 -13.6772222</georss:point><geo:Point><geo:lat>9.5480556</geo:lat><geo:long>-13.6772222</geo:long></geo:Point>
                </item> 
                <item> 
                    <title>Journées Nationales de dialogue et d’initiatives : DECLARATION FINALE</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/466089</link> 
                    <description><![CDATA[Journées Nationales de dialogue et d’initiatives : DECLARATION FINALE<br />
<br />
<br />
 <br />
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Les lampions viennent de s'éteindre sur les journées nationales du dialogue et d'initiatives débutées le mardi 12 août à Conakry, sous la présidence du Premier ministre, M. Ahmed Tidiane SOUARE entouré de plusieurs personnalités dont entre autres, la Coordonnatrice du système des Nations Unies en Guinée, Mme Mbaranga GASABWE, le Président du Conseil économique et social, M. Michel KAMANO, l'Ambassadeur de la CEDEAO en Guinée, M. Edward, la Représentante de la Fondation internationale des systèmes électoraux, Mme Elisabeth COTE.<br />
<br />
<br />
<br />
Les trois jours d'instances et fructueux travaux auront permis à plus de 400 participants d'aboutir à des recommandations dont GUINEE24 vous live intégralement la quintessence : <br />
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"Les Journées Nationales de Dialogue et d’Initiatives se sont déroulées les 12, 13 et 14 août 2008 à Conakry. <br />
<br />
Organisées sous l’égide du Gouvernement à travers le Ministère Chargé de la Réconciliation Nationale, de la Solidarité et des Relations avec les Institutions, le Conseil Economique et Social, le Conseil des Sages, le Conseil National de la Société Civile Guinéenne, l’Intercentrale syndicale, le Comité Civilo-Militaire, les Partis politiques, les organisations de femmes et de jeunes, ces journées ont été réalisées grâce à un financement des Nations Unies (Fonds de Consolidation de la Paix) et avec l’appui technique de IFES. <br />
<br />
Elle est la suite du projet de Promotion de la Concertation Sociale en Guinée (ProConSoGui), marqué par des dialogues de proximité qui se sont déroulés du 10 avril au 12 juillet 2008 dans les 33 préfectures et les 5 communes de Conakry. <br />
<br />
Cette importante rencontre avait pour objectif de permettre aux participants sur la base des résultats de ces concertations de proximité, d’échanger et de débattre sur les grandes questions d΄intérêt national, de dégager les perspectives communes et de formuler des engagements en vue d’une Guinée plus forte, unie et prospère. <br />
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PARTICIPANTS <br />
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Elles ont regroupé plus de 425 personnes provenant de l’ensemble du territoire national, et représentant: <br />
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· le Conseil Economique et Social <br />
· le Gouvernement <br />
· les Partis politiques <br />
· le Conseil National des Organisations de la Société Civile <br />
· les centrales syndicales <br />
· les Ordres et Organisations socio-professionnelles <br />
· le Conseil des Sages <br />
· le Conseil Inter religieux <br />
· les Organisations de Femmes et de Jeunes <br />
· les Organisations patronales et les Chambres consulaires <br />
· les Forces de Défense et de Sécurité <br />
· les Médias <br />
PREAMBULE <br />
<br />
1. Considérant les vertus du dialogue auxquelles la Guinée se doit impérativement de souscrire afin de s’inscrire dans la logique d’une paix durable et l’unité nationale ; <br />
2. Considérant la volonté de tous les Guinéens de privilégier le dialogue en vue de la préservation d’un climat social apaisé dans le pays ; <br />
3. Considérant que tous les Guinéens doivent jouir de tous les droits que leur confèrent les instruments juridiques en vigueur ; <br />
4. Considérant l’absolue nécessité de promouvoir l’État de droit, la démocratie, et la bonne gouvernance ; <br />
5. Considérant l’impérieuse nécessité de restaurer l’autorité et la crédibilité de l’Etat en veillant scrupuleusement au respect des lois et règles en vigueur ; <br />
6. Considérant l’incapacité avérée des Institutions Républicaines à appliquer et à faire respecter les dispositions de la Loi fondamentale <br />
7. Ayant noté les aspirations exprimées par les femmes et les jeunes quant à la place qui leur revient dans le processus politique et socio-économique ; <br />
8. Après avoir noté la volonté exprimée par des partis politiques de s’impliquer étroitement dans le processus de dialogue et d’œuvrer pour le développement socio-économique du pays ; <br />
9. Prenant acte des excuses présentées au peuple de Guinée par les Forces de Défense et de Sécurité et leur détermination à restaurer la confiance entre elles et les populations civiles ; <br />
10. Conscients que seul un pouvoir démocratique fort, issu d’élections libres, transparentes et crédibles, pourra conduire le pays vers le changement que souhaitent les Guinéens ; <br />
11. Considérant la mauvaise perception des Forces de Défense et de Sécurité par les populations due aux exactions commises par des éléments incontrôlées <br />
12. Considérant le niveau élevé d’insécurité constaté à l’échelle nationale <br />
13. Considérant la volonté réitérée, les Forces de Défense et de Sécurité à toujours respecter les valeurs fondamentales républicaines ; <br />
14. Considérant la volonté exprimée par les participants d’instaurer un cadre permanent de dialogue et de concertation ; <br />
<br />
Au terme des travaux, les participants ont adopté les recommandations suivantes: <br />
<br />
RECOMMANDATIONS <br />
<br />
Les Participants aux Journées Nationales de Dialogue et d’Initiatives recommandent : <br />
<br />
A. Au niveau de la Gouvernance <br />
Par rapport au système judiciaire : <br />
· Mettre en place un cadre pour l’évaluation de la Loi fondamentale en vue de sa révision dans certaines de ses dispositions <br />
· Diffuser largement les actes administratifs et législatifs par tous canaux de communication notamment le Journal Officiel de la République de Guinée <br />
· Rendre effectivement autonomes et indépendantes les juridictions par l’application effective du statut particulier de la magistrature et la rénovation du Conseil Supérieur de la Magistrature <br />
· Réviser les statuts de la Cour Suprême <br />
· Améliorer les conditions financières des magistrats et du personnel de la justice <br />
· Restaurer les mécanismes de sanction mettant fin à l’impunité actuelle à tous les niveaux y compris l'opérationnalisation de la Commission nationale d'enquête <br />
Par rapport à l’administration locale et territoriale <br />
· Rendre effective l’autonomie de gestion des ressources des collectivités décentralisées <br />
· Mettre à disposition des autorités déconcentrées des moyens financiers suffisants <br />
· Approfondir la décentralisation par la création au niveau régional et au niveau préfectoral des conseils élus <br />
· Constitutionnalisation de la fonction de Premier Ministre chef de gouvernement <br />
Par rapport au processus électoral <br />
· Remplacer le scrutin majoritaire de liste par le scrutin à la représentation proportionnelle dans les élections locales <br />
· Instaurer par voie légale les candidatures indépendantes <br />
· Renforcer les capacités financières et matérielles de la CENI et de ses démembrements <br />
· Assurer l’engagement de tous les acteurs pour la tenue effective d’élections juste et crédibles <br />
B Au niveau de l’Economie <br />
· Réduire le train de vie de l’Etat <br />
· Renforcer la lutte contre l'impunité <br />
· Obliger les dirigeants à rendre compte en réinstituant et en renforçant le contrôle et l’audit de l’action publique à tous les niveaux <br />
· Assurer que les conventions minières respectent les intérêts du peuple guinéen tout en protégeant ceux des investisseurs à travers l’application de la nouvelle convention minière type à tous les accords en vigueur et à venir <br />
· Mettre en place des mécanismes de contrôle et de traçabilité des fonds alloués ou secteur agricole pour garantir la sécurité alimentaire <br />
· Mettre en application effective des textes relatifs à la protection de l’environnement <br />
· Renforcer la synergie entre le secteur public et le secteur privé par la mise en place d’un comité paritaire public-privé <br />
<br />
B. Au niveau de l’Éducation <br />
· Renforcer le financement de 16% à 30% affecté à la formation et aux infrastructures ; assurer la traçabilité de ces fonds jusqu’au niveau de la salle de classe <br />
· Veiller à l’application du statut particulier des enseignants <br />
· Renforcer les programmes d’éducation à la citoyenneté, l’éducation morale et culturelle <br />
· Moraliser le système d’éducation en luttant contre la corruption par des sanctions exemplaires et en valorisant les bons comportements <br />
· Redynamiser et réactualiser les instances de concertation sur le système éducatif (Conseil Supérieur de l’Education) <br />
· Sensibiliser et associer les parents pour une grande implication et appropriation du système de santé <br />
· Tenir les états génraux de l'éducation <br />
<br />
C. Au niveau de la Santé <br />
· Renforcer le financement ; passer de 3 % à 15% tel que recommandé par l’OMS <br />
· Mettre en place un système de motivation du personnel (statut particulier du personnel de santé) et renforcer les capacités et les compétences humaines <br />
· Assainir le secteur sanitaire national par la mise en place d’un comité multisectoriel de lutte contre les activités illégales et le renforcement de l’autorité administrative médicale <br />
· Mettre en œuvre une décentralisation effective du système sanitaire de façon à amener les communautés à s’approprier le système de santé <br />
· Renforcer la synergie entre le secteur public et le secteur privé par la mise en place d’un comité paritaire public-privé <br />
<br />
D. Au niveau des forces de défense et de Sécurité <br />
· Mise en application effective du statut des militaires et celui des paramilitaires <br />
· Création de mécanismes permanents de concertation entre les FDS et les populations civiles (portes ouvertes, rencontres avec les médias etc.) <br />
· Amélioration des conditions de vie et de travail des Forces de Défense et de Sécurité par la rénovation et la modernisation des infrastructures et de l’équipement <br />
· Assainissement et réglementation des services de sécurités privés <br />
· Instaurer des cours de préparation militaire dans les programmes universitaires sanctionnés en fin de cycle par un service militaire <br />
· Relocaliser les casernes hors des villes <br />
· Une meilleure prise en charge de la police communale par les Conseils municipaux <br />
· renforcer les capacités des structures de luttecontre la drogue <br />
<br />
E Au niveau de l’Intégration économique et politique <br />
· Créer les conditions d’intégration de la diaspora guinéenne dans le processus de développement <br />
· Apporter des mesures correctives permettant de faciliter l’intégration régionale <br />
· S’efforcer pour remplir les critères de convergences monétaires définies par la CEDEAO en vue de notre intrégration <br />
· Respecter les règles de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO <br />
· Soutenir les efforts de promotion de l’Union Africaine <br />
· Qualifier la diplomatie guinéenne pour en faire une diplomatie de développement <br />
· S'engager à créer l'emploi des jeunes pour lutter contre l'émigration clandestine <br />
<br />
Afin de favoriser la mise en œuvre des recommandations issues de leurs délibérations, les Participants aux Journées Nationales de Dialogue et d’Initiatives recommandent par ailleurs aux institutions suivantes: <br />
<br />
· A l’Assemblée Nationale <br />
· Au Gouvernement <br />
· A la Cour Suprême <br />
· Au Conseil Economique Social <br />
· A l'inter-centrale syndicale <br />
· A la Société civile <br />
· Au Conseil des Sages et aux religieux <br />
· Aux Partis Politiques <br />
· aux services déconcentrés <br />
<br />
Chacun en ce qui le concerne doit veiller à la mise en œuvre et au suivi des dites recommandations y compris celles contenues dans les groupes thématiques. <br />
<br />
Les participants recommandent aussi la mise en place dans les plus brefs délais d’un cadre permanent d’échanges, de dialogue et de concertation sur tous les défis et grandes questions de la vie nationale, regroupant l’ensemble des composantes de la Nation. <br />
<br />
Ce cadre permanent devra : <br />
· Veiller à assurer le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations formulées lors des Journées de Dialogue et d’Initiatives <br />
· Tenir compte des accords et engagements souscrits par l’Etat avec l’ensemble des partenaires économiques, sociaux et politiques pour renforcer la cohésion sociale dans le pays <br />
· Assurer une large et régulière diffusion des résultats de ses travaux <br />
<br />
Enfin, les Participants, tout en remerciant le Système des Nations Unies d’avoir facilité la tenue des présentes assises, sollicitent leur appui ainsi que celui des autres partenaires au développement pour la réalisation de ce vaste programme." <br />
<br />
Fait à Conakry, le 14 août 2008 <br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 08:41:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Quand ceux qui doivent lutter contre la corruption font pire, où aller alors</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/466077</link> 
                    <description><![CDATA[Conakry : Les comptables de l'Agence de lutte contre la corruption fuient avec les primes des participants à un atelier de trois jours <br />
<br />
<br />
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 <br />
Après trois jours des travaux de l'atelier de formation organisé à Conakry, du 20 à ce 22 août, sur le thème "les journalistes de lutte contre la corruption et de validation des outils de communication de l'ANLC" par l'Agence nationale de lutte contre la corruption en collaboration avec le projet Faisons Ensemble de l'USAID-Guinée, les comptables chargés du paiement des participants ont disparu avec le reste des primes de la majorité de ces derniers. <br />
<br />
<br />
<br />
Cela se passe, après que ledit soit clôturé par le Ministre en chargé du Contrôle économique, entouré du Représentant de l'USAID en Guinée, du Directeur général du projet Faisons Ensemble et de plusieurs autres personnalités. <br />
<br />
L'équipe de trois personnes dont un deux dames de la comptabilité chargé de régulariser les primes des trois jours, ont avancé qu'elle a eu l'ordre de payer sur les 150 participants déclarés pourtant officiellement ont pendant ladite clôture des travaux par les organisateurs, 60 personnes dont 20 journalistes du Réseau guinéen de lutte contre la corruption (REGUIJOC), 10 venus de l'intérieur de la Guinée et 20 représentants de la société civile avec un montant de 60 000 GNF chacun. Avant de ranger leur bagage contenant le reste des enveloppes des 90 autres participant, parmi lesquels figurent les journalistes et des représentants de la société civile. <br />
<br />
Joint au téléphone par le Secrétaire général de l'Association de lutte contre l'impunité et l'arbitraire en Guinée (AGUILUCIA), M. Abdoulaye KONATE, afin de résoudre le cas à l'amiable, le Secrétaire exécutif de l'Agence, M. François Falcon CONDE a déclaré que "par rapport à cette question de paiement, je n'y suis pour rien. J'avais moi- même voulu payer les participants pour éviter ce désagrément mais, le pool de comptables m'a opposé un niet catégorique. Je sais que les gens veulent de ma tête, voilà pourquoi j'ai quitté les lieux". <br />
<br />
Par la suite, les participants en colère, aidés toujours par le représentant de l'AGUILUCIA ont tenté de joindre les ministres du Contrôle économique, de la Communication et les responsables de l'USAID en Guinée ainsi que du Projet Faisons Ensemble, sans suite. Finalement, ces participants remontés ont quitté la salle de l'atelier aux environs de 20 heures ce vendredi, sans aucune issue. <br />
<br />
Dossier à suivre... <br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 07:36:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Congrès des jeunes, belle initiative!</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/465367</link> 
                    <description><![CDATA[Salut, <br />
juste donner mon opinion sur le congrès des jeunes que je n'ai pas malheureusement bien suivi puisque n'ayant pas fait partie du groupe des délégués. Toutefois, je salue l'initiative qui, ma foi, a permis aux jeunes de partout dans le monde, de se retrouver afin d'échanger sur leurs méthodes de travail, leurs expériences et même leurs préoccupations.<br />
<br />
Cependant, je déplore que certains délégués n'aient pas eu de visas pour participer à ce congrès historique et combien important. Je pense qu'il est temps pour l'humanité de tenir compte des jeunes du Sud qui ne sont pas tous mauvais. Il y en a qui sont bien formés et qui ont une certaine notoriété intellectuelle et publique dans leurs sociétés et qui, malheureusement n'ont pas la même chance que certains qui ont tout et à qui, il manque cette capacité indispensable au devenir de l'humanité.<br />
<br />
Bonne compréhension à tous!]]></description> 
					<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 07:11:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>La déperdition scolaire des filles en milieu rural guinéen</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/464729</link> 
                    <description><![CDATA[Le droit à l’éducation fait partie des droits humains fondamentaux proclamés il y a un demi-siècle dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et à nouveau, en 1989, dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Pourtant, "plus de 150 millions d’enfants dans les pays en développement commencent leur scolarité, mais n’atteignent pas la cinquième année d’études. Ils quittent l’école sans avoir acquis les notions élémentaires de lecture, d’écriture et de calcul et les compétences essentielles qui constituent la base de l’apprentissage la vie durant" (UNICEF, 1999, 2002). <br />
Ce phénomène de l’abandon scolaire est observable dans tous les pays du monde et particulièrement dans les pays en voie de développement. Des statistiques montrent que dans les pays en voie de développement, l’effectif des élèves au niveau de l’enseignement élémentaire est passé de 216,9 millions en 1960 à 477,6 millions en 1977 puis à 505,3 millions  en 1990 (Sema, 1990). Dans le cas africain, l’accroissement du taux d’inscription a été particulièrement rapide. De 1960 en 1987, le nombre d’élèves de l’enseignement élémentaire a quadruplé, passant de 18,9 millions en 1987 à 88 millions en 1990 (Sema, 1990).<br />
<br />
	Cependant, il a été constaté une incohérence entre ces taux élevés de scolarisation et les succès scolaires, d’autant plus que bon nombre de ces scolarisés abandonnent les études à mi-parcours. <br />
Cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire est presque constatée partout en Afrique surtout dans les pays au sud du Sahara tels le Bénin, le Sénégal, la Côte-D’ivoire, Le Niger, Le Nigeria, la Guinée, etc.<br />
Chaque année, selon le Thankoy (1972), sur 1000 élèves filles inscrits au primaire au Cameroun, 173 seulement obtiennent le certificat d’étude primaire. Sur ces 173 admis au C.E.P, 90 continuent au secondaire et moins de 40 obtiennent le brevet d’étude premier cycle (B.E.P.C). Une fois au lycée, sur les 40 brevetées, 29 passent en classe de secondaire et seulement 11 obtiennent le baccalauréat.  <br />
<br />
D’après l’UNESCO (1998),  Environ 75 millions de filles dans le monde ne vont pas à l’école, soit les deux tiers des enfants qui n’ont pas accès à l’éducation. Mais l’accès à l’éducation n’est pas le seul problème rencontré par les filles : lorsqu’elles peuvent fréquenter l’école, s’ajoutent les dimensions de la rétention et l’écart de réussite avec les garçons.<br />
<br />
Lockheed et Verspoor (1990, p. 149), après avoir conduit une étude sur l’efficacité de l’enseignement primaire dans 15 pays en développement, concluent que si de nombreux pays en développement ont atteint des taux d’inscription bruts élevés, les taux d’achèvement des études et l’acquisition des connaissances demeurent faibles, ce qui montre que leur efficacité interne demeure relativement faible.<br />
Outre cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire, il y a que du point de vue genre, l’analphabétisme bat son plein dans les pays au sud du Sahara (UNESCO, 1998). L’annuaire statistique du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (U.N.I.C.E.F) (1992), montre que près de 2/5 des enfants non scolarisés sont des filles.<br />
Il en est de même pour le cas guinéen. C’est suite justement à ce constat d’insuccès que diverses mesures ont été prises par le gouvernement  à travers les programmes  PASE I et II. Ces programmes avaient pour objectif de faire la promotion de l’enseignement en général et d’éliminer les disparités de genre et de résidence (rurale et urbaine) d’une part ; et de maintenir les élèves dans le cursus scolaire d’autre part.<br />
<br />
Malgré la détermination du gouvernement guinéen d’amorcer le développement du pays par le biais de l’éducation, des problèmes persistent toujours. Au nombre de ceux-ci, figurent en bonne place le redoublement et la déperdition  scolaires des filles en milieu rural.<br />
<br />
Selon les archives du service de statistique et de planification du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Éducation civique (2003), le taux de redoublement des élèves filles serait très élevé en milieu rural et varierait d’une région à une autre. Cette variation est surtout remarquable au niveau du secondaire. En 2000-2001, le pourcentage des élèves redoublants était 25,5 % dans la région de Boké ; 20,9 % dans la région de Faranah ; 20,6 % dans la région de Kankan ; 19,8 % dans la région de Kindia ; 19,00 % dans la région de Labé ; 18,5 % dans la région de Mamou et 18,1 % dans la région de N’Zérékoré.<br />
<br />
Pourtant, des efforts considérables ont été déployés par certaines ONG et Institutions de la place dans les zones rurales afin d’encourager les filles à l’école. Par exemple, en zone forestière, celles qui sont admises aux différents examens nationaux ont droit à une bourse d’encouragement de la part des ONG de la place. <br />
<br />
Dans une de nos études que nous avons faites sur le genre de thème à Gbangbadou sous-préfecture de (Kouyaté, 2007), il nous a été révélé ce qui suit : <br />
<br />
 Nous avons une  ONG ici qui prend les filles en charge, en leur octroyant des bourses d’études. Cette ONG participa à la diminution du  taux de chômage chez les enfants et quand cela est, les enfants ont l’amour de fréquenter l’école  et d’étudier. Cela peut diminuer les taux de redoublement tout en stimulant le courage chez les enfants. Par exemple l’ONG PLAN-Guinée donne des primes d’encouragement aux filles qui réussissent à leurs examens d’entrée en 7ème tout comme le brevet, cela aussi encourage les filles à tenir bien à l’école.<br />
<br />
Malgré tout, les problèmes persistent.<br />
<br />
Dès lors, il y a lieu de se poser la question de savoir : quels sont les facteurs explicatifs de la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux de Guinée ?<br />
<br />
Ainsi, il a été compris que la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens en général dépendrait d’une part de l’influence des traditions culturelles de notre pays (mariage précoce, grossesses non désirées, polygamie, divorce des parents, analphabétisme des parents, travaux ménagers des filles avant et après l’école…) qui accordent plus d’importance à la vie sociale qu’aux études des filles ; d’autre part aux faiblesses liées à l’école guinéenne, elle-même (grande distance entre les écoles et les habitations des élèves, manque de professeurs dans certaines disciplines, corvées privées auxquelles les filles seraient censées être commises par les maîtres tant à l’école qu’en dehors de l’école, ...)<br />
<br />
Mais que signifient les termes : déperdition scolaire  et  milieu rural?<br />
Le concept de déperdition scolaire désigne un phénomène complexe sur lequel les spécialistes de la question sont loin de s’entendre. Pauli et Brimer (1971), dans un ouvrage rédigé pour le compte de l’UNESCO - BIE, et intitulé la déperdition, un problème mondial, définissaient ce phénomène comme le résultat de la combinaison de deux facteurs :<br />
«1) L’abandon prématuré qui se produit lorsqu’un élève interrompt ses études avant de terminer la dernière année d’études primaires ou de base ;<br />
2) le redoublement qui fait qu’un élève reste dans la même classe deux, trois et parfois quatre ans de suite, pour n’avoir pas atteint le niveau de maîtrise exigé des contenus, connaissances et activités du programme d’études ou pour d’autres raisons, empêchant à tout le moins d’autres enfants de s’inscrire dans les écoles déjà insuffisantes» (pp. 9-10).<br />
Il ressort de cette définition que l’abandon prématuré d’un cycle d’étude et le redoublement de classe constituent les deux dimensions de la déperdition scolaire.<br />
Dans le Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Gilbert De Landsheere (1979) définit la déperdition d’effectifs scolaires comme la «différence entre le nombre d’étudiants au début et à la fin d’un cours, d’une année ou d’un cycle d’études» (p. 201). Cette définition, bien qu’elle apporte des éléments nouveaux, reste aussi incomplète puisqu’elle ne tient pas compte des redoublements.<br />
En définitive, on peut dire que dans le contexte d’un système d’enseignement, la déperdition scolaire désigne la diminution des effectifs d’une cohorte d’élèves, diminution due surtout aux redoublements, aux abandons ou aux décès. La définition dans laquelle nous allons nous inscrire est celle qui admet que la déperdition scolaire est une diminution des effectifs d’un niveau d’étude à un autre, d’une année à une autre; diminution qui résulterait essentiellement de la combinaison des abandons et des redoublements. <br />
Quant au milieu rural, il englobe l'ensemble de la population, du territoire et des autres ressources des campagnes, c'est-à-dire des zones situées en dehors des grands centres urbanisés (Source : OCDE et Conseil de l'Europe, 2001). <br />
Il constitue le lieu de production d'une grande partie des denrées et des matières premières. Essentiellement agricole et sylvicole antérieurement, il est en voie de transformation et assure de plus en plus des fonctions de détente, de loisirs, de dépaysement et de vie alternative, notamment pour les habitants des grands centres urbains (OCDE et Conseil de l'Europe, 2001).<br />
Il pourrait être défini comme un territoire villageois comprenant une population de taille modeste vivant essentiellement des fruits du secteur primaire comme l’agriculture, l’élevage, la chasse, l’artisanat. Population qui serait moulée dans une culture de type traditionnel. Cette culture apparaissant comme étant le régulateur de la vie sociale.<br />
Par ailleurs, lors d’une étude que nous avons faite sur le même type de thème mais dans le cas spécifique de la sous-préfecture de Gbangbadou (Kouyaté, 2007), il a été fait un constat inquiétant selon lequel les parents d’élèves dans les milieux ruraux se trouveraient dans une méconnaissance totale de ce qu’il faudrait faire pour la réussite scolaire de leurs filles car, selon eux, la satisfaction des besoins alimentaires suffirait pour soutenir les études de leurs filles.<br />
<br />
Cette conception de soutien des études par l’octroi de vivres n’est pas isolée, car elle s’inscrit dans les représentations collectives en milieu  rural guinéen de la manière de soutenir son enfant. Ainsi, la crise, si c’en est une, est une crise de société globale qui tarde à intégrer les valeurs modernes de raisonnement dans ses logiques de vie quotidienne. Cette crise donc trouve comme terreau fertile, la pauvreté généralisée dans les milieux ruraux.<br />
<br />
Pourtant, l’opinion internationale, notamment les Nations Unies (2003) pensent que « l’éducation des jeunes filles a la capacité de transformer le monde. Il est universellement reconnu que l’éducation des jeunes filles constitue un des meilleurs moyens de réduire la pauvreté. Pour s’assurer de satisfaire les besoins essentiels des sociétés, les écoles doivent être remplies de filles autant que de garçons. »  <br />
<br />
Enfin, en nous inspirant des constats personnels et des résultats des différentes études menées sur le redoublement et l’abandon scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens, nous proposons d’abord à l’État de permettre aux populations rurales d’obtenir des assistances matérielles destinées au soutien des filles à l’école. De mettre sur pied un programme national de soutien des filles à l’école. D’encourager et de favoriser des accords de partenariat entre les collectivités rurales et les ONGs et Institutions Internationales qui évoluent dans les différentes collectivités rurales de Guinée et qui seraient sensées apporter un appui en faveur de l’éducation des filles. <br />
<br />
Aux collectivités rurales de Guinée, nous recommandons  de ne pas compter entièrement sur les aides extérieures. Que les autorités locales initient des synergies internes de prise en charge endogène d’initiatives allant dans le sens de la réussite des filles.<br />
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BIBLIOGRAPHIE :<br />
DE LANDSHEERE, G. (1979), Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Paris, PUF.<br />
KOUYATE, Mohamed, déperdition scolaire des filles en milieu rural cas de la sous-préfecture de Gbangbadou dans la préfecture de Kissidougou, Sociologie, Conakry, Université de Conakry, 2007.<br />
<br />
LOCKHEED, M. E. et VERSPOOR, A. M. (1990), Comment améliorer l’enseignement primaire dans les pays en développement : examen des stratégies possibles, Banque mondiale, Washington, D.C. 20433.<br />
<br />
M.E.P.U-E.C (2003/2004) Rapport mondial de suivi sur l’EPT, genre et éducation pour tous : le pari de l’égalité). <br />
<br />
M.E.P.U-E.C, annuaire statistique de l’enseignement primaire, Conakry, 2000-2001.<br />
OCDE et Conseil de l'Europe, rapport européen sur le développement rural, Belgique, 2001<br />
PAULI, L. et BRIMER, M.A. (1971), La déperdition scolaire, un problème mondial. Études et enquêtes d’éducation comparée, Paris-Genève, UNESCO-BIE.<br />
PNUD, Rapport mondial sur le développement humain 2003, Paris, Economica, 2003<br />
<br />
S.E.M.A, L’éducation en Afrique noire, SL, 1990<br />
<br />
Thankhoy, Unité et diversité des systèmes éducatifs, Vol II, N° 37, Paris, 1972.<br />
<br />
UNESCO, Rapport mondial sur l’éducation, "Faits et chiffres", Paris, 1998<br />
U.N.I.C.E.F, annuaire statistique sur l’enseignement des filles  en Guinée, Conakry, 1992.<br />
UNICEF, Les filles à l’école : changer la vie pour des générations, La situation des enfants dans le monde, 1999.<br />
UNICEF, Résumé officiel. La situation des enfants dans le monde 2002 : prendre l’initiative.  (2002).<br />
]]></description> 
					<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 13:10:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>La déperdition scolaire des filles en milieu rural guinéen</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/464725</link> 
                    <description><![CDATA[Le droit à l’éducation fait partie des droits humains fondamentaux proclamés il y a un demi-siècle dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et à nouveau, en 1989, dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Pourtant, "plus de 150 millions d’enfants dans les pays en développement commencent leur scolarité, mais n’atteignent pas la cinquième année d’études. Ils quittent l’école sans avoir acquis les notions élémentaires de lecture, d’écriture et de calcul et les compétences essentielles qui constituent la base de l’apprentissage la vie durant" (UNICEF, 1999, 2002). <br />
Ce phénomène de l’abandon scolaire est observable dans tous les pays du monde et particulièrement dans les pays en voie de développement. Des statistiques montrent que dans les pays en voie de développement, l’effectif des élèves au niveau de l’enseignement élémentaire est passé de 216,9 millions en 1960 à 477,6 millions en 1977 puis à 505,3 millions  en 1990 (Sema, 1990). Dans le cas africain, l’accroissement du taux d’inscription a été particulièrement rapide. De 1960 en 1987, le nombre d’élèves de l’enseignement élémentaire a quadruplé, passant de 18,9 millions en 1987 à 88 millions en 1990 (Sema, 1990).<br />
<br />
	Cependant, il a été constaté une incohérence entre ces taux élevés de scolarisation et les succès scolaires, d’autant plus que bon nombre de ces scolarisés abandonnent les études à mi-parcours. <br />
Cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire est presque constatée partout en Afrique surtout dans les pays au sud du Sahara tels le Bénin, le Sénégal, la Côte-D’ivoire, Le Niger, Le Nigeria, la Guinée, etc.<br />
Chaque année, selon le Thankoy (1972), sur 1000 élèves filles inscrits au primaire au Cameroun, 173 seulement obtiennent le certificat d’étude primaire. Sur ces 173 admis au C.E.P, 90 continuent au secondaire et moins de 40 obtiennent le brevet d’étude premier cycle (B.E.P.C). Une fois au lycée, sur les 40 brevetées, 29 passent en classe de secondaire et seulement 11 obtiennent le baccalauréat.  <br />
<br />
D’après l’UNESCO (1998),  Environ 75 millions de filles dans le monde ne vont pas à l’école, soit les deux tiers des enfants qui n’ont pas accès à l’éducation. Mais l’accès à l’éducation n’est pas le seul problème rencontré par les filles : lorsqu’elles peuvent fréquenter l’école, s’ajoutent les dimensions de la rétention et l’écart de réussite avec les garçons.<br />
<br />
Lockheed et Verspoor (1990, p. 149), après avoir conduit une étude sur l’efficacité de l’enseignement primaire dans 15 pays en développement, concluent que si de nombreux pays en développement ont atteint des taux d’inscription bruts élevés, les taux d’achèvement des études et l’acquisition des connaissances demeurent faibles, ce qui montre que leur efficacité interne demeure relativement faible.<br />
Outre cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire, il y a que du point de vue genre, l’analphabétisme bat son plein dans les pays au sud du Sahara (UNESCO, 1998). L’annuaire statistique du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (U.N.I.C.E.F) (1992), montre que près de 2/5 des enfants non scolarisés sont des filles.<br />
Il en est de même pour le cas guinéen. C’est suite justement à ce constat d’insuccès que diverses mesures ont été prises par le gouvernement  à travers les programmes  PASE I et II. Ces programmes avaient pour objectif de faire la promotion de l’enseignement en général et d’éliminer les disparités de genre et de résidence (rurale et urbaine) d’une part ; et de maintenir les élèves dans le cursus scolaire d’autre part.<br />
<br />
Malgré la détermination du gouvernement guinéen d’amorcer le développement du pays par le biais de l’éducation, des problèmes persistent toujours. Au nombre de ceux-ci, figurent en bonne place le redoublement et la déperdition  scolaires des filles en milieu rural.<br />
<br />
Selon les archives du service de statistique et de planification du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Éducation civique (2003), le taux de redoublement des élèves filles serait très élevé en milieu rural et varierait d’une région à une autre. Cette variation est surtout remarquable au niveau du secondaire. En 2000-2001, le pourcentage des élèves redoublants était 25,5 % dans la région de Boké ; 20,9 % dans la région de Faranah ; 20,6 % dans la région de Kankan ; 19,8 % dans la région de Kindia ; 19,00 % dans la région de Labé ; 18,5 % dans la région de Mamou et 18,1 % dans la région de N’Zérékoré.<br />
<br />
Pourtant, des efforts considérables ont été déployés par certaines ONG et Institutions de la place dans les zones rurales afin d’encourager les filles à l’école. Par exemple, en zone forestière, celles qui sont admises aux différents examens nationaux ont droit à une bourse d’encouragement de la part des ONG de la place. <br />
<br />
Dans une de nos études que nous avons faites sur le genre de thème à Gbangbadou sous-préfecture de (Kouyaté, 2007), il nous a été révélé ce qui suit : <br />
<br />
 Nous avons une  ONG ici qui prend les filles en charge, en leur octroyant des bourses d’études. Cette ONG participa à la diminution du  taux de chômage chez les enfants et quand cela est, les enfants ont l’amour de fréquenter l’école  et d’étudier. Cela peut diminuer les taux de redoublement tout en stimulant le courage chez les enfants. Par exemple l’ONG PLAN-Guinée donne des primes d’encouragement aux filles qui réussissent à leurs examens d’entrée en 7ème tout comme le brevet, cela aussi encourage les filles à tenir bien à l’école.<br />
<br />
Malgré tout, les problèmes persistent.<br />
<br />
Dès lors, il y a lieu de se poser la question de savoir : quels sont les facteurs explicatifs de la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux de Guinée ?<br />
<br />
Ainsi, il a été compris que la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens en général dépendrait d’une part de l’influence des traditions culturelles de notre pays (mariage précoce, grossesses non désirées, polygamie, divorce des parents, analphabétisme des parents, travaux ménagers des filles avant et après l’école…) qui accordent plus d’importance à la vie sociale qu’aux études des filles ; d’autre part aux faiblesses liées à l’école guinéenne, elle-même (grande distance entre les écoles et les habitations des élèves, manque de professeurs dans certaines disciplines, corvées privées auxquelles les filles seraient censées être commises par les maîtres tant à l’école qu’en dehors de l’école, ...)<br />
<br />
Mais que signifient les termes : déperdition scolaire  et  milieu rural?<br />
Le concept de déperdition scolaire désigne un phénomène complexe sur lequel les spécialistes de la question sont loin de s’entendre. Pauli et Brimer (1971), dans un ouvrage rédigé pour le compte de l’UNESCO - BIE, et intitulé la déperdition, un problème mondial, définissaient ce phénomène comme le résultat de la combinaison de deux facteurs :<br />
«1) L’abandon prématuré qui se produit lorsqu’un élève interrompt ses études avant de terminer la dernière année d’études primaires ou de base ;<br />
2) le redoublement qui fait qu’un élève reste dans la même classe deux, trois et parfois quatre ans de suite, pour n’avoir pas atteint le niveau de maîtrise exigé des contenus, connaissances et activités du programme d’études ou pour d’autres raisons, empêchant à tout le moins d’autres enfants de s’inscrire dans les écoles déjà insuffisantes» (pp. 9-10).<br />
Il ressort de cette définition que l’abandon prématuré d’un cycle d’étude et le redoublement de classe constituent les deux dimensions de la déperdition scolaire.<br />
Dans le Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Gilbert De Landsheere (1979) définit la déperdition d’effectifs scolaires comme la «différence entre le nombre d’étudiants au début et à la fin d’un cours, d’une année ou d’un cycle d’études» (p. 201). Cette définition, bien qu’elle apporte des éléments nouveaux, reste aussi incomplète puisqu’elle ne tient pas compte des redoublements.<br />
En définitive, on peut dire que dans le contexte d’un système d’enseignement, la déperdition scolaire désigne la diminution des effectifs d’une cohorte d’élèves, diminution due surtout aux redoublements, aux abandons ou aux décès. La définition dans laquelle nous allons nous inscrire est celle qui admet que la déperdition scolaire est une diminution des effectifs d’un niveau d’étude à un autre, d’une année à une autre; diminution qui résulterait essentiellement de la combinaison des abandons et des redoublements. <br />
Quant au milieu rural, il englobe l'ensemble de la population, du territoire et des autres ressources des campagnes, c'est-à-dire des zones situées en dehors des grands centres urbanisés (Source : OCDE et Conseil de l'Europe, 2001). <br />
Il constitue le lieu de production d'une grande partie des denrées et des matières premières. Essentiellement agricole et sylvicole antérieurement, il est en voie de transformation et assure de plus en plus des fonctions de détente, de loisirs, de dépaysement et de vie alternative, notamment pour les habitants des grands centres urbains (OCDE et Conseil de l'Europe, 2001).<br />
Il pourrait être défini comme un territoire villageois comprenant une population de taille modeste vivant essentiellement des fruits du secteur primaire comme l’agriculture, l’élevage, la chasse, l’artisanat. Population qui serait moulée dans une culture de type traditionnel. Cette culture apparaissant comme étant le régulateur de la vie sociale.<br />
Par ailleurs, lors d’une étude que nous avons faite sur le même type de thème mais dans le cas spécifique de la sous-préfecture de Gbangbadou (Kouyaté, 2007), il a été fait un constat inquiétant selon lequel les parents d’élèves dans les milieux ruraux se trouveraient dans une méconnaissance totale de ce qu’il faudrait faire pour la réussite scolaire de leurs filles car, selon eux, la satisfaction des besoins alimentaires suffirait pour soutenir les études de leurs filles.<br />
<br />
Cette conception de soutien des études par l’octroi de vivres n’est pas isolée, car elle s’inscrit dans les représentations collectives en milieu  rural guinéen de la manière de soutenir son enfant. Ainsi, la crise, si c’en est une, est une crise de société globale qui tarde à intégrer les valeurs modernes de raisonnement dans ses logiques de vie quotidienne. Cette crise donc trouve comme terreau fertile, la pauvreté généralisée dans les milieux ruraux.<br />
<br />
Pourtant, l’opinion internationale, notamment les Nations Unies (2003) pensent que « l’éducation des jeunes filles a la capacité de transformer le monde. Il est universellement reconnu que l’éducation des jeunes filles constitue un des meilleurs moyens de réduire la pauvreté. Pour s’assurer de satisfaire les besoins essentiels des sociétés, les écoles doivent être remplies de filles autant que de garçons. »  <br />
<br />
Enfin, en nous inspirant des constats personnels et des résultats des différentes études menées sur le redoublement et l’abandon scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens, nous proposons d’abord à l’État de permettre aux populations rurales d’obtenir des assistances matérielles destinées au soutien des filles à l’école. De mettre sur pied un programme national de soutien des filles à l’école. D’encourager et de favoriser des accords de partenariat entre les collectivités rurales et les ONGs et Institutions Internationales qui évoluent dans les différentes collectivités rurales de Guinée et qui seraient sensées apporter un appui en faveur de l’éducation des filles. <br />
<br />
Aux collectivités rurales de Guinée, nous recommandons  de ne pas compter entièrement sur les aides extérieures. Que les autorités locales initient des synergies internes de prise en charge endogène d’initiatives allant dans le sens de la réussite des filles.<br />
<br />
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<br />
BIBLIOGRAPHIE :<br />
DE LANDSHEERE, G. (1979), Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Paris, PUF.<br />
KOUYATE, Mohamed, déperdition scolaire des filles en milieu rural cas de la sous-préfecture de Gbangbadou dans la préfecture de Kissidougou, Sociologie, Conakry, Université de Conakry, 2007.<br />
<br />
LOCKHEED, M. E. et VERSPOOR, A. M. (1990), Comment améliorer l’enseignement primaire dans les pays en développement : examen des stratégies possibles, Banque mondiale, Washington, D.C. 20433.<br />
<br />
M.E.P.U-E.C (2003/2004) Rapport mondial de suivi sur l’EPT, genre et éducation pour tous : le pari de l’égalité). <br />
<br />
M.E.P.U-E.C, annuaire statistique de l’enseignement primaire, Conakry, 2000-2001.<br />
OCDE et Conseil de l'Europe, rapport européen sur le développement rural, Belgique, 2001<br />
PAULI, L. et BRIMER, M.A. (1971), La déperdition scolaire, un problème mondial. Études et enquêtes d’éducation comparée, Paris-Genève, UNESCO-BIE.<br />
PNUD, Rapport mondial sur le développement humain 2003, Paris, Economica, 2003<br />
<br />
S.E.M.A, L’éducation en Afrique noire, SL, 1990<br />
<br />
Thankhoy, Unité et diversité des systèmes éducatifs, Vol II, N° 37, Paris, 1972.<br />
<br />
UNESCO, Rapport mondial sur l’éducation, "Faits et chiffres", Paris, 1998<br />
U.N.I.C.E.F, annuaire statistique sur l’enseignement des filles  en Guinée, Conakry, 1992.<br />
UNICEF, Les filles à l’école : changer la vie pour des générations, La situation des enfants dans le monde, 1999.<br />
UNICEF, Résumé officiel. La situation des enfants dans le monde 2002 : prendre l’initiative.  (2002).<br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 13:04:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://.tigblog.org/post/464725</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>La déperdition scolaire des filles en milieu rural guinéen</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/464727</link> 
                    <description><![CDATA[<br />
Le droit à l’éducation fait partie des droits humains fondamentaux proclamés il y a un demi-siècle dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et à nouveau, en 1989, dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Pourtant, "plus de 150 millions d’enfants dans les pays en développement commencent leur scolarité, mais n’atteignent pas la cinquième année d’études. Ils quittent l’école sans avoir acquis les notions élémentaires de lecture, d’écriture et de calcul et les compétences essentielles qui constituent la base de l’apprentissage la vie durant" (UNICEF, 1999, 2002). <br />
Ce phénomène de l’abandon scolaire est observable dans tous les pays du monde et particulièrement dans les pays en voie de développement. Des statistiques montrent que dans les pays en voie de développement, l’effectif des élèves au niveau de l’enseignement élémentaire est passé de 216,9 millions en 1960 à 477,6 millions en 1977 puis à 505,3 millions  en 1990 (Sema, 1990). Dans le cas africain, l’accroissement du taux d’inscription a été particulièrement rapide. De 1960 en 1987, le nombre d’élèves de l’enseignement élémentaire a quadruplé, passant de 18,9 millions en 1987 à 88 millions en 1990 (Sema, 1990).<br />
<br />
	Cependant, il a été constaté une incohérence entre ces taux élevés de scolarisation et les succès scolaires, d’autant plus que bon nombre de ces scolarisés abandonnent les études à mi-parcours. <br />
Cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire est presque constatée partout en Afrique surtout dans les pays au sud du Sahara tels le Bénin, le Sénégal, la Côte-D’ivoire, Le Niger, Le Nigeria, la Guinée, etc.<br />
Chaque année, selon le Thankoy (1972), sur 1000 élèves filles inscrits au primaire au Cameroun, 173 seulement obtiennent le certificat d’étude primaire. Sur ces 173 admis au C.E.P, 90 continuent au secondaire et moins de 40 obtiennent le brevet d’étude premier cycle (B.E.P.C). Une fois au lycée, sur les 40 brevetées, 29 passent en classe de secondaire et seulement 11 obtiennent le baccalauréat.  <br />
<br />
D’après l’UNESCO (1998),  Environ 75 millions de filles dans le monde ne vont pas à l’école, soit les deux tiers des enfants qui n’ont pas accès à l’éducation. Mais l’accès à l’éducation n’est pas le seul problème rencontré par les filles : lorsqu’elles peuvent fréquenter l’école, s’ajoutent les dimensions de la rétention et l’écart de réussite avec les garçons.<br />
<br />
Lockheed et Verspoor (1990, p. 149), après avoir conduit une étude sur l’efficacité de l’enseignement primaire dans 15 pays en développement, concluent que si de nombreux pays en développement ont atteint des taux d’inscription bruts élevés, les taux d’achèvement des études et l’acquisition des connaissances demeurent faibles, ce qui montre que leur efficacité interne demeure relativement faible.<br />
Outre cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire, il y a que du point de vue genre, l’analphabétisme bat son plein dans les pays au sud du Sahara (UNESCO, 1998). L’annuaire statistique du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (U.N.I.C.E.F) (1992), montre que près de 2/5 des enfants non scolarisés sont des filles.<br />
Il en est de même pour le cas guinéen. C’est suite justement à ce constat d’insuccès que diverses mesures ont été prises par le gouvernement  à travers les programmes  PASE I et II. Ces programmes avaient pour objectif de faire la promotion de l’enseignement en général et d’éliminer les disparités de genre et de résidence (rurale et urbaine) d’une part ; et de maintenir les élèves dans le cursus scolaire d’autre part.<br />
<br />
Malgré la détermination du gouvernement guinéen d’amorcer le développement du pays par le biais de l’éducation, des problèmes persistent toujours. Au nombre de ceux-ci, figurent en bonne place le redoublement et la déperdition  scolaires des filles en milieu rural.<br />
<br />
Selon les archives du service de statistique et de planification du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Éducation civique (2003), le taux de redoublement des élèves filles serait très élevé en milieu rural et varierait d’une région à une autre. Cette variation est surtout remarquable au niveau du secondaire. En 2000-2001, le pourcentage des élèves redoublants était 25,5 % dans la région de Boké ; 20,9 % dans la région de Faranah ; 20,6 % dans la région de Kankan ; 19,8 % dans la région de Kindia ; 19,00 % dans la région de Labé ; 18,5 % dans la région de Mamou et 18,1 % dans la région de N’Zérékoré.<br />
<br />
Pourtant, des efforts considérables ont été déployés par certaines ONG et Institutions de la place dans les zones rurales afin d’encourager les filles à l’école. Par exemple, en zone forestière, celles qui sont admises aux différents examens nationaux ont droit à une bourse d’encouragement de la part des ONG de la place. <br />
<br />
Dans une de nos études que nous avons faites sur le genre de thème à Gbangbadou sous-préfecture de (Kouyaté, 2007), il nous a été révélé ce qui suit : <br />
<br />
 Nous avons une  ONG ici qui prend les filles en charge, en leur octroyant des bourses d’études. Cette ONG participa à la diminution du  taux de chômage chez les enfants et quand cela est, les enfants ont l’amour de fréquenter l’école  et d’étudier. Cela peut diminuer les taux de redoublement tout en stimulant le courage chez les enfants. Par exemple l’ONG PLAN-Guinée donne des primes d’encouragement aux filles qui réussissent à leurs examens d’entrée en 7ème tout comme le brevet, cela aussi encourage les filles à tenir bien à l’école.<br />
<br />
Malgré tout, les problèmes persistent.<br />
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Dès lors, il y a lieu de se poser la question de savoir : quels sont les facteurs explicatifs de la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux de Guinée ?<br />
<br />
Ainsi, il a été compris que la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens en général dépendrait d’une part de l’influence des traditions culturelles de notre pays (mariage précoce, grossesses non désirées, polygamie, divorce des parents, analphabétisme des parents, travaux ménagers des filles avant et après l’école…) qui accordent plus d’importance à la vie sociale qu’aux études des filles ; d’autre part aux faiblesses liées à l’école guinéenne, elle-même (grande distance entre les écoles et les habitations des élèves, manque de professeurs dans certaines disciplines, corvées privées auxquelles les filles seraient censées être commises par les maîtres tant à l’école qu’en dehors de l’école, ...)<br />
<br />
Mais que signifient les termes : déperdition scolaire  et  milieu rural?<br />
Le concept de déperdition scolaire désigne un phénomène complexe sur lequel les spécialistes de la question sont loin de s’entendre. Pauli et Brimer (1971), dans un ouvrage rédigé pour le compte de l’UNESCO - BIE, et intitulé la déperdition, un problème mondial, définissaient ce phénomène comme le résultat de la combinaison de deux facteurs :<br />
«1) L’abandon prématuré qui se produit lorsqu’un élève interrompt ses études avant de terminer la dernière année d’études primaires ou de base ;<br />
2) le redoublement qui fait qu’un élève reste dans la même classe deux, trois et parfois quatre ans de suite, pour n’avoir pas atteint le niveau de maîtrise exigé des contenus, connaissances et activités du programme d’études ou pour d’autres raisons, empêchant à tout le moins d’autres enfants de s’inscrire dans les écoles déjà insuffisantes» (pp. 9-10).<br />
Il ressort de cette définition que l’abandon prématuré d’un cycle d’étude et le redoublement de classe constituent les deux dimensions de la déperdition scolaire.<br />
Dans le Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Gilbert De Landsheere (1979) définit la déperdition d’effectifs scolaires comme la «différence entre le nombre d’étudiants au début et à la fin d’un cours, d’une année ou d’un cycle d’études» (p. 201). Cette définition, bien qu’elle apporte des éléments nouveaux, reste aussi incomplète puisqu’elle ne tient pas compte des redoublements.<br />
En définitive, on peut dire que dans le contexte d’un système d’enseignement, la déperdition scolaire désigne la diminution des effectifs d’une cohorte d’élèves, diminution due surtout aux redoublements, aux abandons ou aux décès. La définition dans laquelle nous allons nous inscrire est celle qui admet que la déperdition scolaire est une diminution des effectifs d’un niveau d’étude à un autre, d’une année à une autre; diminution qui résulterait essentiellement de la combinaison des abandons et des redoublements. <br />
Quant au milieu rural, il englobe l'ensemble de la population, du territoire et des autres ressources des campagnes, c'est-à-dire des zones situées en dehors des grands centres urbanisés (Source : OCDE et Conseil de l'Europe, 2001). <br />
Il constitue le lieu de production d'une grande partie des denrées et des matières premières. Essentiellement agricole et sylvicole antérieurement, il est en voie de transformation et assure de plus en plus des fonctions de détente, de loisirs, de dépaysement et de vie alternative, notamment pour les habitants des grands centres urbains (OCDE et Conseil de l'Europe, 2001).<br />
Il pourrait être défini comme un territoire villageois comprenant une population de taille modeste vivant essentiellement des fruits du secteur primaire comme l’agriculture, l’élevage, la chasse, l’artisanat. Population qui serait moulée dans une culture de type traditionnel. Cette culture apparaissant comme étant le régulateur de la vie sociale.<br />
Par ailleurs, lors d’une étude que nous avons faite sur le même type de thème mais dans le cas spécifique de la sous-préfecture de Gbangbadou (Kouyaté, 2007), il a été fait un constat inquiétant selon lequel les parents d’élèves dans les milieux ruraux se trouveraient dans une méconnaissance totale de ce qu’il faudrait faire pour la réussite scolaire de leurs filles car, selon eux, la satisfaction des besoins alimentaires suffirait pour soutenir les études de leurs filles.<br />
<br />
Cette conception de soutien des études par l’octroi de vivres n’est pas isolée, car elle s’inscrit dans les représentations collectives en milieu  rural guinéen de la manière de soutenir son enfant. Ainsi, la crise, si c’en est une, est une crise de société globale qui tarde à intégrer les valeurs modernes de raisonnement dans ses logiques de vie quotidienne. Cette crise donc trouve comme terreau fertile, la pauvreté généralisée dans les milieux ruraux.<br />
<br />
Pourtant, l’opinion internationale, notamment les Nations Unies (2003) pensent que « l’éducation des jeunes filles a la capacité de transformer le monde. Il est universellement reconnu que l’éducation des jeunes filles constitue un des meilleurs moyens de réduire la pauvreté. Pour s’assurer de satisfaire les besoins essentiels des sociétés, les écoles doivent être remplies de filles autant que de garçons. »  <br />
<br />
Enfin, en nous inspirant des constats personnels et des résultats des différentes études menées sur le redoublement et l’abandon scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens, nous proposons d’abord à l’État de permettre aux populations rurales d’obtenir des assistances matérielles destinées au soutien des filles à l’école. De mettre sur pied un programme national de soutien des filles à l’école. D’encourager et de favoriser des accords de partenariat entre les collectivités rurales et les ONGs et Institutions Internationales qui évoluent dans les différentes collectivités rurales de Guinée et qui seraient sensées apporter un appui en faveur de l’éducation des filles. <br />
<br />
Aux collectivités rurales de Guinée, nous recommandons  de ne pas compter entièrement sur les aides extérieures. Que les autorités locales initient des synergies internes de prise en charge endogène d’initiatives allant dans le sens de la réussite des filles.<br />
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BIBLIOGRAPHIE :<br />
DE LANDSHEERE, G. (1979), Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Paris, PUF.<br />
KOUYATE, Mohamed, déperdition scolaire des filles en milieu rural cas de la sous-préfecture de Gbangbadou dans la préfecture de Kissidougou, Sociologie, Conakry, Université de Conakry, 2007.<br />
<br />
LOCKHEED, M. E. et VERSPOOR, A. M. (1990), Comment améliorer l’enseignement primaire dans les pays en développement : examen des stratégies possibles, Banque mondiale, Washington, D.C. 20433.<br />
<br />
M.E.P.U-E.C (2003/2004) Rapport mondial de suivi sur l’EPT, genre et éducation pour tous : le pari de l’égalité). <br />
<br />
M.E.P.U-E.C, annuaire statistique de l’enseignement primaire, Conakry, 2000-2001.<br />
OCDE et Conseil de l'Europe, rapport européen sur le développement rural, Belgique, 2001<br />
PAULI, L. et BRIMER, M.A. (1971), La déperdition scolaire, un problème mondial. Études et enquêtes d’éducation comparée, Paris-Genève, UNESCO-BIE.<br />
PNUD, Rapport mondial sur le développement humain 2003, Paris, Economica, 2003<br />
<br />
S.E.M.A, L’éducation en Afrique noire, SL, 1990<br />
<br />
Thankhoy, Unité et diversité des systèmes éducatifs, Vol II, N° 37, Paris, 1972.<br />
<br />
UNESCO, Rapport mondial sur l’éducation, "Faits et chiffres", Paris, 1998<br />
U.N.I.C.E.F, annuaire statistique sur l’enseignement des filles  en Guinée, Conakry, 1992.<br />
UNICEF, Les filles à l’école : changer la vie pour des générations, La situation des enfants dans le monde, 1999.<br />
UNICEF, Résumé officiel. La situation des enfants dans le monde 2002 : prendre l’initiative.  (2002).<br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 13:04:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Pas de Blacks dans les bars pendant les J.O !</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/443347</link> 
                    <description><![CDATA[CHINE - 27 juillet 2008 - par SERGE-ALAIN GODONG <br />
<br />
À Pékin, le Bureau de la sécurité publique invite fermement les patrons de bar et autres établissements de nuit à s’abstenir de servir les Noirs, présentés comme des «fauteurs de troubles socialement indésirables». <br />
<br />
Étrange pour un pays qui a fait de l’Afrique l’un des pôles de sa stratégie de développement! <br />
<br />
Dans la perspective des jeux Olympiques, «des agents en civil sillonnent discrètement la ville pour les convaincre de signer un document par lequel ils s’engagent à faire respecter cette interdiction», raconte sous couvert d’anonymat le copropriétaire d’un bar «occidental». <br />
<br />
Les autorités locales ne font pas mystère de la volonté de lutter préventivement contre toutes les activités liées au sexe et au trafic de drogue. <br />
<br />
Depuis plusieurs mois, déjà, les Africains sont systématiquement interpellés par la police. Cette «chasse au faciès» a commencé dans le quartier de Sanlitun, où se concentrent la plupart des bars branchés, très fréquentés par les étrangers. <br />
<br />
Par crainte du «libertinage», la municipalité tente par ailleurs d’étendre à la danse et aux concerts le champ des activités prohibées. «Elles veulent contrôler tout ce que vont faire les étrangers pendant les Jeux», explique au South China Morning Post David Mitchell, un musicien de jazz résidant à Pékin.<br />
<br />
<br />
JEUNE AFRIQUE N°2481 du 27 juillet au 2 août 2008]]></description> 
					<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 05:05:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>La mort de justesse</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/392291</link> 
                    <description><![CDATA[Chers amis du réseau,<br />
à l'heure où je poste ce billet de blogue; je suis connecté dans un cyber de la place car mon bureau qui me servait autrefois d'espace de connexion a été saccagé  et criblé de balles. <br />
Le CECIDE (Centre du Commerce International pour le Développement), l'ONG où je travaille en qualité de Coordinateur des Programmes; qui est contigue à la Compagnie Mobile d'Intervention et de Sécurité; principale scène de théâtre, a réçu la visite d'une horde de militaires drogués et saoulés jusqu'à la lie, qui sans sommation ont ouvert le feu sur nous en plusieurs raffales sporadiques. Conséquence, nos installations ont été reduites en bouillie , mais tenez bon car celà ne va pas nous empêcher d'aller de l'avant. Ne dit-on pas que la machine de l'histoire ne s'arrête et elle ne recule point non plus.<br />
Pour votre gouverne, il vous souviendra que dans l'une de mes interventions j'ai parlé des maux dont souffre notre pays, la Guinée. Alors à dire vrai , ces évènéments sont les conséauences directes de certains de ces maux.]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 08:08:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Coplan : menace réelle ou fictive pour le pouvoir de Conakry ?</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/392243</link> 
                    <description><![CDATA[Il y’a moins d’un mois, le nom Coplan évoquait tantôt le lointain souvenir d’un as de volant, héros d’un film plein de cascades, tantôt les prouesses à la télé, les jours de fête de l’Armée, d’un soldat écrasant un monticule de briques d’un coup de poing ou recevant des tonnes sur son corps, allongé sur des tessons de bouteilles…<br />
<br />
Mais depuis quelques jours, quel est le guinéen qui n’a pas entendu ou vu le sous-lieutenant Claude Pivi alias, Coplan,ou Grand Co ou encore Chef de village? <br />
<br />
Le soldat a même pris des galons entre-temps, au propre comme au figuré : Lui qui n’ était qu’un adjudant-chef est devenu un sous-lieutenant; il a mené une mutinerie qui a abouti à la satisfaction de la quasi-totalité de ses revendications ; il a été reçu par le Chef de l’Etat ; il continue de régner en maître absolu dans la plus grande garnison militaire de Conakry, où il a interdit aux officiers de porter leurs galons ;il reçoit en audience les sages et les imams de Gbessia « chez lui au Camp Alpha Yaya »,qu’il rassure qu’il y’aura désormais des patrouilles contre les tirs nocturnes ; il donne des interviews ; il se déplace avec des gardes de corps et trois camions bourrés de soldats, prêts à mourir pour le défendre ; il est écouté, craint et respecté. Et il le sait. Et, cela fait beaucoup pour un soldat ……<br />
<br />
Ce nouveau statut du soldat Pivi demeure une équation pour le pouvoir de Conakry, qui sait que sous d’autres cieux, d’autres sous-officiers ont franchi le Rubicon, avec diverses fortunes : Samuel K. Doe au Liberia, Yayah Jammeh en Gambie, le Sergent IB en Côte d’Ivoire etc.<br />
<br />
Même si Coplan s’en défend qu’il protègera toujours son « père », le Président Conté, celui-ci ne peut qu’en définitive s’inquiéter des comportements d'un «fils»aussi turbulent. Surtout quand il décide, à lui tout seul, de réprimer la grogne des policiers, et pire, de « dissoudre la police jusqu’à nouvel ordre », comme il l’a déclaré sur les ondes d’une radio hier mercredi.<br />
<br />
A Dieu ne plaise, le sous-lieutenant Pivi reste une grosse épine dans le pied du pouvoir. Car, à la différence des autres candidats supposés ou réels à la succession de Conté, il est le seul qui n’a d’autres limites que ….son bon vouloir. Mais pour combien de temps encore ?<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:59:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Après la prise de la CMIS, des familles voisines sont maintenant pillées par des militaires</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/392239</link> 
                    <description><![CDATA[Décidément, les habitants du quartier de la Camayenne n'en finissent pas avec leurs déboires pendant les évènements de ces derniers jours!<br />
<br />
Après les violentes scènes de guérilla urbaine que se sont livrées les militaires et policiers qui s'étaient retranchés dans leur base de la CMIS et qui aura tourné finalement à l'avantage des premiers, des familles situées dans le voisinage immédiat de cette compagnie de la police à la Camayenne ont assisté impuissantes, ce mercredi, à un pillage systématique de leurs concessions par des militaires.<br />
<br />
Ce matin aux environs de 9 heures, Guinéenews© a été témoin de ces actes de vandalisme et de pillage orchestrés par un groupe de militaires qui y étaient venus à bord d'un camion cargo et une pick-up bleue. <br />
<br />
Pendant le déroulement des opérations, la route qui mène à la CMIS est restée bloquée dans les deux sens à toute circulation par des éléments lourdement armés de kalachnikovs et même de lance roquette. En s'approchant plus près d'eux et lorsqu'on a voulu sympathiser avec un militaire qui assurait la couverture de ses amis par un' bonjour ! chef ', il nous a aussitôt lancé, d'un ton sec et dédaigneux : ' passer seulement, je n'ai pas besoin de trop de paroles. Parce que ces policiers et ces gens d'ici veulent nous minimiser...' Toute l'opération n'aura duré qu'une demi heure.<br />
<br />
Les militaires en rentrant dans les concessions avançaient le <br />
prétexte fallacieux selon lequel ces familles étaient des complices des policiers, ont soutenu certains témoins à Guinéenews©.<br />
<br />
Comme vous pouvez le constater sur photos, des maisons ont été littéralement mises à sac. Des matelas, des meubles, de l'argent liquide, des téléviseurs, des climatiseurs, frigos et autres appareils électroménagers ont été emportés. Dans la belle famille de KPC, deux climatiseurs ont été arrachés et emportés de même que des matelas en ressort. <br />
<br />
Il convient de rappeler que KPC, le PDG de la société Gui-Co-Pres a perdu un de ses grands frères à la suite des attaques d'hier contre la CMIS. Benoit Camara, c'est son nom. Il était calfeutré dans son salon de coiffure, situé non loin de la CMIS lorsqu'une balle perdue l'a atteint. Selon nos témoignages, il en est mort sur le coup. Son enterrement est d'ailleurs prévu pour ce jeudi. <br />
<br />
Au départ des militaires, les victimes qui ont vécu ces abus militaires essayaient de rentrer en contact avec les autres membres de la famille. Tout de suite sur place, les badauds, les habitants qui craignaient d'être les prochaines cibles ainsi que les victimes ont laissé éclater une colère noire contre les militaires pilleurs. <br />
<br />
Entre faire le sit-in devant la résidence du PM, Dr. Ahmed Tidiane Souaré qui se trouve à quelques encablures pour protester contre leur sort et aller faire des déclarations de protestation sur les ondes de radios privées, les victimes ne savaient pas quoi choisir pour faire entendre leur ras bol total.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:57:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://.tigblog.org/post/392239</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>La chasse aux policiers continue à Conakry</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/392237</link> 
                    <description><![CDATA[Depuis mardi 17 juin 2008 une opération de ratissage lancée par les autorités militaires du pays contre les policiers insurgés continue de se faire entendre.<br />
<br />
Mis en déroute dans leur base de CMIS au Cameroun depuis hier 17 juin, les agents insurgés de la police guinéenne sont encore obligés, ce 18 juin 2008, de rester en cachette. Cette grande opération de ratissage est actuellement menée par les soldats de l’armée, ceux-là même, il y a deux semaines, qui avaient mis la population, lors de leur revendication, dans une angoisse totale. Cette poursuite musclée qu’ils mènent - des cas de vols de portables et d’argent sur des civils sont signalés - à la recherche des policiers les a permis de mettre la main sur plusieurs d’entre ces derniers dans la nuit du 17 au 18 juin 2008. <br />
<br />
Des jeunes recrues, mêlés ou pas à la mutinerie, en passant par des éléments des antigangs et autres inspecteurs.....personne parmi les policiers ne semble être épargnée par cette chasse aux sorcières.<br />
<br />
En haute banlieue tout comme à Kaloum, une fouille systématique des maisons sont organisées, de gré ou de force, par les militaires qui recherchent jusque sous les lits des policiers pour les dénicher.<br />
<br />
Le camp de Koundara, près de la Radio Télévision Nationale, ou la plupart des insurgés mis aux arrêts sont conduits manu-militari est plein d’agents de police. Selon les informations recueillies auprès des habitants de Boulbinet, plusieurs camions remplis d’agents de police ont été vus hier franchir le portail du camp Koundara. Et dire que d’incessants cris des policiers qui parvenaient même dans la cour de la RTG, il y a lieu de s’inquiéter sur leur sort dans ce camp. <br />
<br />
Caractérisée par des traitements inhumains qui contrastent carrément avec le respect des droits de l’homme - cette section au ministère guinéen de la Justice vient de disparaitre lors de la dernière restructuration de l’administration. L’opération va sans nul doute créer un grand fossé entre les éléments d’une même armée nationale. Ce, par la faute des dirigeants.<br />
<br />
Il faut rappeler qu’hier les locaux de la CMIS, de l’office antidrogue de Coléah, le commissariat de Matam et de Matoto ont été pillés. Des camions militaires ont été remplis des objets volés (matelas, téléviseurs, motos, climatiseurs etc. ]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:55:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Grognes des policiers : Après l’ordre social rétabli par ‘’Coplan’’, les gendarmes s’activent à réguler la circulation…</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/392233</link> 
                    <description><![CDATA[Un calme précaire plane actuellement sur Conakry. En tout cas de tirs ont cessé en banlieue. Cela a été possible grâce au ratissage entrepris depuis ce matin par Claude Pivi (Coplan) et son contingent. Mais aussi par les gendarmes (sur la photo) qui s’activent actuellement à réguler la circulation dans toutes les artères.<br />
<br />
Interrogé par Guinéenews© le sergent chef D.B. assure qu’ils (les gendarmes) seront présents toute la journée pour maintenir le service minimum sur les routes. « On cherche surtout à éviter que les malfrats s’arrogent du carrefour de Matoto. Notre absence laissera cours à toutes les bassesses habituellement présentes dans ce carrefour », a t-il indiqué à Guinéenews©.<br />
<br />
Prenant place même dans les bus récemment envoyés par Kouyaté, les gendarmes se veulent omniprésents pour assurer dit-on la quiétude sociale. ‘’Cravache’’ en main ils n’hésitent pas à ‘’discipliner’’ les automobilistes récalcitrants qui se réjouissent le plus souvent de l’absence des policiers. Et cela pour combien de temps ? <br />
<br />
A suivre…<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:53:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://.tigblog.org/post/392233</guid>
					<georss:point>9.5480556 -13.6772222</georss:point><geo:Point><geo:lat>9.5480556</geo:lat><geo:long>-13.6772222</geo:long></geo:Point>
                </item> 
                <item> 
                    <title>Affrontements entre militaires et policiers : Des morts et blessés de part et d'autres, les bureaux totalement pillés...</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/392231</link> 
                    <description><![CDATA[La résistance des policiers a été longue et meurtrière, a confié un policier .<br />
<br />
Selon des sources policières (des agents de police qui ont pris part aux affrontements) la prise de leur base aurait coûté provisoirement la vie à deux policiers et à un civil et fait plus d'une dizaine de blessés dans leur rang. <br />
<br />
La même source qui se trouve en ces moments barricadée dans l'une des chambres de l'étage de la CMIS en compagnie d'une poignée de camarades, nous rapporte que les militaires auront emporté tout ce qu'ils pouvaient emporté, bureautiques, engins roulants (motos, voitures), armes, des matelats-mousse, des réserves de carburants, etc...<br />
<br />
Du côté de la direction nationale de la police à Coléah, un sous-lieutenant qui a requis l'anonymat nous a indiqué qu'ils ont enrégistré dans leur rang la mort de deux policiers lors des échanges de rafales entre les militaires et des policiers qui y montaient la garde.<br />
<br />
A en croire toujours notre source terrée dans l'un des bureaux barricadés de la CMIS, les militaires commencent à se retirer progressivement et l'intensité des tirs s'estompent considérablement constate-t-il à Guinéenews. ''Nous essayons de d'appeler en ce moment les ambulances pour venir secourir nos amis qui gisent dans leur sang'', nous précise notre témoin qui articulait à peine ses mots.<br />
<br />
Pour le moment, dans le rang des militaires, même si les policiers affirment avoir fait des victimes miliaires pendant l'attaque de leur base, il est impossible pour Guinéenews d'avancer un quelconque chiffre ou une quelconque statistique fiable. <br />
<br />
Toutefois, notre reporter a assisté personnellement au passage des camions militaires transportant des butins de guerre au niveau de l'entrée du camp Boiro où ils étaient venus faire la parade des biens rétorqués à la CMIS. Ils se réjouissaient de leur ''victoire'' par des tirs en l'air (voir photo). De notre constat à distance à partir de la route de Cameroun, quelques militaires encerclaient encore la CMIS.<br />
<br />
La plupart des policiers, selon des riverains de la CMIS, ont pu prendre la poudre d'escampette en filant des tenues civiles avant que les militaires n'aient pu totalement assiéger leur QG. <br />
<br />
Présentement, les militaires se livrent à une véritable chasse aux policiers par des fouilles dans les véhicules en circulation.<br />
<br />
A Kaloum, la circulation est rétablie malgré que quelques commerces ont baissé les rideaux ainsi que certains bureaux de l'administration publique.<br />
<br />
Aux dernières nouvelles, les policiers du Commissariat de Bonfi auraient laissé évader tous les détenus qu'ils avaient en charge de garder hors d'état de nuire.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:48:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://.tigblog.org/post/392231</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Grève des policiers en Guinée : Claude Pivi alias Coplan et son contingent à la « chasse » des policiers grévistes dans la capitale</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/392227</link> 
                    <description><![CDATA[Ce mardi matin vers 8 heures et demi, une cinquantaine de militaires commandée par le désormais sous-lieutenant Claude Pivi alias ‘’Coplan’’, le porte parole des mutins de Camp Alpha Yaya, a fait une descente musclée au commissariat central de Matoto (sur la photo), en banlieue de Conakry a constaté Guinéenews© sur place.<br />
<br />
Excédé, dit-on par des tirs à l’arme automatique, perpétrés par les policiers pendant toute nuit du lundi à mardi dans la commune de Matoto, Coplan aurait décidé d’entreprendre le ratissage et l’arrestation de tous les policiers qui auront semé le trouble dans l’ordre social. <br />
<br />
« Depuis qu’ils ont appris la nouvelle de l’arrivée de Coplan, tous les policiers se sont fondus en tenues civiles » nous glisse ironiquement sergent chef M .D, un élément de la promotion 2002 de la BAC (Brigade Anti Criminalité). <br />
<br />
Cependant, ce mardi matin, il est impossible de rencontrer un policier dans la ‘’circulation’’. « Et de nombreux éléments, vêtus encore en tenue du commissariat central de Matoto ont pris la tangente dès que Pivi et ses ‘’petits’’ ont amorcé leur attaque. Selon les témoignages des riverains du Commissariat, les policiers, surpris par cette descente de Coplan ont même laissé la liberté à certains prisonniers. <br />
<br />
Quant à l’inspecteur N.C, rencontré près du Commissariat central de Matoto, il affiche toute son amertume et minimise ce qu’il appelle ‘’les cinémas’’ de Coplan : « Ces actions menées par la force par Pivi sont loin d’être la solution ! Vous savez, la police est le seul corps en Guinée qui n’a pas connu de promotion depuis plus d’une décennie. Cela fait longtemps que les policiers n’ont pas connu de nouveaux grades. Actuellement, le ministère de Sécurité est rempli de bénévoles. Et nous qui sommes par exemple issus de la promotion du ministre Sampil (ex ministre de la Sécurité) sommes toujours dans la peine. Et récemment, vous avez constaté la révolte des bénévoles de la commune de Ratoma qui s’en sont pris au maire de Ratoma. C’est en vue d’intégration de tous ces éléments et la prise en compte de nos salaires qui nous a poussé à mener notre revendication sans pourtant intenter à l’ordre public » a-t-il affirmé à Guinéenews©.<br />
<br />
Par ailleurs, contrairement à la mutinerie des militaires de camps Alpha Yaya, ce matin l’atmosphère ambiant de la capitale ne présage aucun signe avant-coureur d’un désordre quelconque a constaté Guinéenews©. Seuls les magasiniers qui opèrent près du Commissariat de Matoto, apeurés ce matin par les tirs du groupe de Coplan et de certains policiers, ont fermé boutique.<br />
<br />
Dans la nuit du lundi 16 juin, des accrochages ont été signalés entre une horde de policiers et les gendarmes postés au PA du tarmac de l’aéroport Conakry Gbessia. « Les compagnies comme Air France ou Air Sénégal International qui ont sitôt flairé la monté d’adrénaline chez les policiers ont simplement annulé leur vol de ce lundi » indique à Guinéenews© un agent de la police aéroportuaire.<br />
<br />
Et comme le ridicule ne tue pas en Guinée, sur les lieux, le refrain social soutient que Pivi aurait laissé entendre que les policiers l’ont ‘’copié’’ dans son plan de revendication contre Lansana Conté. Et cela expliquerait sont va-tout actuel à étouffer leur grève.<br />
<br />
Au moment où nous mettons en ligne cette dépêche, la mort d’un militaire par un policier est signalée du côté de la commune de Matam. Cependant, nous n’avons pas pu vérifier cette nouvelle de source officielle ou indépendante. Comme pour dire que la réplique policière ne se fera pas attendre…<br />
<br />
A suivre...<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:42:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://.tigblog.org/post/392227</guid>
					<georss:point>9.5480556 -13.6772222</georss:point><geo:Point><geo:lat>9.5480556</geo:lat><geo:long>-13.6772222</geo:long></geo:Point>
                </item> 
                <item> 
                    <title>le débarquement de Normandie</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/385217</link> 
                    <description><![CDATA[Si les Allemands avaient remporté la deuxieme Guerre Mondiale, à quoi ressemblerait le monde aujourd'hui?<br />
<br />
Par Sylvain Durand en France.<br />
<br />
C’est aux auditeurs de l’émission courrier mondial de Radio Canada International que la question fu posée.<br />
<br />
Voici la réponse que j’ai proposé:<br />
<br />
Je ne sais pas ce qui se serait passé si les nazis avaient remporté la victoire à l’issue de leur avanture mondiale de 39-45.<br />
<br />
Mais, leur folie - contre toute attente - a permis de pondérer (à défaut de la juguler) une autre folie autrement plus pernicieuse et plus dévastatrice: la domination de facto des "Aryens" qui ont conçu et mis en oeuvre divers projets de conquêtes et de destruction d'autres Peuples. <br />
<br />
Le Canada, les États Unis, le Brésil, l'Australie, la Nouvelle Zélande, ... ne sont autre chose que les conséquences de cette Avanture Humaine sans précédent.<br />
<br />
Après avoir vaincu (et anéanti pour la plupart) les populations autochtones des territoires cités plus haut, ces "Nazi" avant l'heure sont allés chercher "des bras valides" en Afrique pour les réduire en bêtes de somme pendant plus de quatre siècles.<br />
<br />
Quand ces bougres (esclaves et anciens esclaves venus des Amériques et, colonisés venus d'Afrique) - à qui on avait fait définitivement admettre la suprématie et "l'invulnérabilité" de "l'homme" comme dirait Malcolm X - ont vu, dans les tranchées, cet "homme" pleurer et "faire" dans son pantalon sous les bombes nazis, ils ont vite compris la duplicité. <br />
<br />
C'est donc de ces tranchées que sont nés les germes de la Liberté pour ces damnés de la Terre; qui, une fois retournés chez eux, ont allumé les feux des “indépendaces” pour les uns et de “l‘égalité” raciale pour les autres.<br />
<br />
Aujourd'hui encore, "l'homme" a du mal à reconnaître leur contribution à sa libération du joug nazi. <br />
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Ainsi, on retrouve partout en Europe des cimétières, des livres, des archives sonores et visuelles et autres monuments en l'honneur des cousins Étasuniens, Canadiens, Australiens, ... tombés pour libérer la Patrie.<br />
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Quant aux Africains, revenez le 30 Février prochain.<br />
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Il a fallu attendre "Noirs dans les camps Nazis" de Serge BILÉ (1995), documentaire-témoignage boudé pendant 10 ans par les media non communautaires pour découvrir (en 2005) le grand sacrifice consenti par les Noirs dans cette tragédie humaine.<br />
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Et, que dire de l'autre tragédie, de l'innommable: quand en Novembre 1944, l'Armée française n'avait eu autre réponse à donner aux revendications salariales des Tirailleurs Sénégalais (ce corps de combattants venus de tous les territoires de l'Afrique française) que d'ouvrir le feu sur eux, qui venaient de contribuer grandement à la libération de la France; c’était au désormais tristement célèbre camp de Thiaroye (Sénégal), où les malheureux étaient regroupés avant de regagner leurs territoires respectifs.<br />
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Aujourd'hui encore, la France rechigne à payer pleinement leurs pensions et préfère les laisser s'éteindre dans la misère, loin de tout regard. <br />
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Si Hitler avait remporté la guerre, auraient-ils eu pire sort?<br />
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]]></description> 
					<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 07:43:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>« Un militaire non éduqué est un criminel en puissance », Capitaine Thomas Sankara, ancien Président du Burkina Faso.</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/378875</link> 
                    <description><![CDATA[Depuis le vendredi dernier, les soldats guinéens se livrent à des actes de violence dont les conséquences les plus fatidiques n’ont été subies que par la population civile. Selon les sources médicales, le bilan fait état ce mardi 27 mai de 3 morts et 22 blessés. Cela uniquement chez des civils, dont le seul tort est et de se trouver sur la trajectoire d’une balle perdue d’un soldat en colère contre sa hiérarchie.<br />
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Mais que peut véritablement la hiérarchie militaire contre des soldats révoltés ? Presque rien par la faute de certains officiers. En effet, la soldatesque actuelle- son comportement et ses dérives-, n’est que la résultante de la politique catastrophique de recrutement, depuis plusieurs décennies, qui n’a que peu- ou prou- tenu compte du casier judiciaire des postulants pour la Grande Muette :anciens repris de justice, bandits de grand chemin, et autres délinquants récidivistes se sont vus, au gré des affinités, parentés ou autres corruptions, devenir de « loyaux» militaires, par la faute d’officiers complaisants ou corrompus.<br />
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Alors que l’on ne s’étonne pas des cas de vols dans les stations d’essence et dans les magasins en 2008, des viols et des pillages comme en mai 2007 ou plus loin en février 1996, car ils sont l’apanage de bidasses non, mal ou peu éduqués.<br />
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Mais au-delà de ces agissements qui jettent de l’opprobre sur nos militaires, il est légitime de se s’interroger sur certains aspects historiques de notre Armée, qui peuvent expliquer, à posteriori, les dérives de certains éléments, sans pour autant les justifier.<br />
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Dès le départ, il faut rappeler que notre armée n’a pas été une armée de libération, car créée bien après les indépendances. En outre, par un savant mélange, l’ancien président Sekou Touré avait réussi à ôter à l ‘Armée tous les aspects qui devaient faire sa fierté, en l’inféodant à la milice nationale, dont elle n’était finalement que l’appendice.<br />
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Hormis les succès anecdotiques contre les rebelles libériens et sierra léonais, le grand mérite de l’armée guinéenne reste la prise du pouvoir en 1984.Et encore ! Car il ne s’agissait que d’une simple occupation de fauteuils vides. Mieux-ou pire-, toutes les fois que l’armée guinéenne devait répondre au rendez de l’Histoire pour sauver son peuple, elle était absente : 1977, lors de la grande manifestation des femmes contre la police économique ; 2007, grève générale des travailleurs pendant 45 jours etc. <br />
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En revanche, elle a toujours revendiqué ou protesté in petto pour ses intérêts égoïstes : Bulletins rouges, sacs de riz à 18 000 fg, augmentation exponentielle de solde etc. <br />
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Merci Armée de Guinée, merci Armée républicaine !<br />
]]></description> 
					<pubDate>Tue, 27 May 2008 08:10:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Un gouvernement de consensus, formé de cadres intègres; non mais pour qui on nous prend?</title> 
                    <link>http://.tigblog.org/post/365577</link> 
                    <description><![CDATA[pourquoi vouloir du changement quand il n'est pas possible, du moins pendant ce temps? <br />
Voilà, la triste réalité de mon pays, la Guinée. Pendant les remous sociaux que ma nation a connu durant les mois de janvier et février, pendant lesquels, plus de "187" personnes ont trouvé la mort et plus d'un millier de blessés; le peuple de Guinée a demandé à l'unisson un gouvernement de consensus qui soit formé de technocrates.<br />
Hélas, ces personnes qui étaient sensées être des pompiers de ma nation, se sont révélées des piromanes, des incendiaires doublées de budgétivores à l'image de Ahmed KANTE, Ministre des Mines de ce "Gouvernement formé de cadres intègres" ; les lignes ci-dessous vous en diront long, bonne lecture:<br />
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© Guinéenews vous livre ci-dessous la lettre ouverte adressée à Ahmed Kanté, ministre des Mines et de la Géologie, par les cadres de son département. <br />
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A noter que cette lettre, envoyée depuis le 25 février 2008, n'a reçu comme réponse qu'une conférence de presse du ministre des Mines dénonçant "un complot contre la Guinée" <br />
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Quant aux autorités destinataires en copie de la lettre, elles ont gardé le mutisme le plus total à ce jour, évitant de répondre aux auteurs ou de faire le moindre commentaire.<br />
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Ce sont : le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le président du Conseil Economique et Social, le Premier ministre et le ministre du Contrôle Economique de l’Ethique et de la Transparence.<br />
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A l'heure où l'on parle de bonne gouvernance, d'éthique et de transparence dans la gestion après les évènements sanglants qui ont secoué notre pays en janvier et février 2007 suivis de la mise en place d'un gouvernenent censé améliorer la vie des populations, il est regrettable qu'une initiative émanant de cadres dénonçant des irrégularités manifestes d'un ministre chargé d'un domaine aussi stratégique pour le pays que celui des Mines, reste sans suite auprès des instances dirigeantes. Surtout que cette initiative louable, une première dans l'histoire du pays, a été menée dans le strict respect des normes légales...<br />
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LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MINISTRE DES MINES ET DE LA GEOLOGIE<br />
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Monsieur le Ministre, en nous fondant sur les principes que vous avez-vous – même énoncé dans ce département lors de votre prise de service, principes selon lesquels les cadres doivent manifester leur désaccord par écrit lorsqu’ils constatent que les attitudes du Ministre sont contraires à l’intérêt de l’Etat, que nous nous permettons de produire un tel document soutenu par l’ensemble des cadres du cabinet et des directions nationales.<br />
<br />
C’est du reste une modalité de l’obligation légale de dénonciation des infractions qui, selon l’article 73 du Code de Procédure Pénale, incombe à toute autorité constituée ou à tout fonctionnaire de l’administration guinéenne.<br />
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En effet, après un an d’exercice et d’une nouvelle gouvernance en République de Guinée, il est tout à fait opportun de jeter un regard sur la situation réelle du Ministère des Mines et de la Géologie. Face au profond désir de changement exprimé tout azimut, force est de constater que pour votre département on a plutôt assisté à une redite du passé si ce n’est une absence notoire de performance eu égard aux moyens dont vous disposez.<br />
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Parmi les aspects succinctement analysés nous nous sommes focalisés sur ce qui suit, cette liste n’étant pas limitative.<br />
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I- GESTION ADMINISTRATIVE : <br />
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La gestion administrative du département a eu incontestablement pour fondement un volontarisme qui a contourné toutes les procédures consacrées par les textes administratifs en vigueur. Elle privilégie le traitement des dossiers en dehors des structures réglementaires désignées à cet effet et l’utilisation d’un cabinet parallèle composé de personnes qui n’appartiennent pas aux structures du département. <br />
<br />
Ces personnes sans disposer de titres légaux les nommant à des postes précis n’ont pas nécessairement toute la compétence et l’expérience requise du secteur minier.<br />
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On note par ailleurs le non fonctionnement de votre secrétariat particulier depuis mars 2007, le garde du corps agissant en lieu et place de ce service et des attachés de cabinet. <br />
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Enfin, les réunions de cabinet et de directions qui permettent à tout Ministre d’examiner les dossiers importants et de prendre des décisions partagées ne sont plus tenues. <br />
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1- La mise en place du Comité de Révision des Conventions et Accords Miniers (CIRCAM) : <br />
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Ce comité a été composé sans faire référence aux capacités et à la qualité de ses membres, de sorte que les personnes les plus indiquées pour un tel travail qui exige de la compétence et de l’expérience ont été sciemment mises de coté. C’est le cas des membres titulaires du cabinet. <br />
<br />
Sans sous-estimer le travail fait par le comité instauré, il est certain que l’apport et l’expérience des personnes exclues auraient pu ressortir des résultats plus tangibles. Le fond n’étant pas de « casser » les conventions, mais plutôt d’améliorer les aspects contractuels que nous estimons être déséquilibrés. A cette allure, la révision des conventions va coûter cher financièrement et rencontrer la résistance fondée des investisseurs, compromettant à terme le développement des grands projets.<br />
<br />
2- Promotion du secteur minier : <br />
<br />
Vous avez affirmé dès votre arrivée Monsieur le Ministre que tous les investisseurs importants sont présents en Guinée et se bousculent au portillon, à cet égard selon vous, il n’y aurait plus aucune promotion à faire ; alors qu’au même moment des pays comme les USA, le Canada, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud et l’Australie, bien plus avancés que nous dans le domaine minier, font de la promotion de manière continuelle. <br />
<br />
C’est pour cette raison qu’à travers les contacts avec les investisseurs étrangers nous avons constaté de votre part : la discourtoisie, le retard ou le blocage des dossiers et titres miniers, enfin la démotivation des cadres, experts ainsi que vos proches collaborateurs chargés de ces dossiers. <br />
<br />
Par ailleurs, vous avez confisqué en votre seule possession tous les moyens financiers destinés à cette promotion et aux missions de recherches sur le terrain.<br />
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3- Missions à l’extérieur : <br />
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Les missions à l’extérieur qui se font dans le cadre des relations que le département entretient avec les sociétés minières s’exécutent en principe avec les personnes qui sont en charge des dossiers ou qui appartiennent à des comités techniques ou conseils d’administration des sociétés sous tutelle. <br />
<br />
Cette règle a été très souvent violée en 2007, du fait que les délégations ont été constituées par affinité. En principe les textes administratifs en vigueur accordent suffisamment d’autorité au Secrétaire général de décider de l’opportunité des missions et de leur composition. Ce qui n’a pas été du tout le cas au Ministère des mines.<br />
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4- Tenue des Conseils d’administration : <br />
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La tenue des conseils d’administration a été le plus souvent un échec pour l’exercice 2007. La plupart des conseils n’ayant abouti à aucun résultat, tant les règles de formes et de fond basés sur l’entente entre les parties ont été écartées. Par exemple chaque conseil de la CBG est suivi d’un conseil extraordinaire faute d’entente entre les parties, les incompréhensions venant le plus souvent du côté de la Guinée (propositions de Résolutions des conseils non examinés auparavant avec les partenaires). A cette date le budget 2008 de la CBG n’est pas encore approuvé par les instances institutionnelles...c’est une première.<br />
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Par ailleurs, les actions guinéennes détenues par la Société Crew Gold Miniing sont séquestrées chez un Avocat parisien faute d’accord avec les partenaires. Ceci a pour conséquences le gel des avoirs guinéens d’une valeur allant de 10 à 15 millions de dollars, de même que la perte de jouissance des actions en termes de dividendes tant à la SMD qu’à la Crew Gold Miniing. <br />
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5- Signature des actes de renouvellement : <br />
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Le renouvellement des permis et autorisations a connu un gel systématique au détriment des recettes que l’Etat doit tirer de ces actes qui permettent aux sociétés de continuer leurs activités minières. <br />
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C’est le cas de la SEMAFO qui a du faire intervenir les plus hautes autorités du pays pour enfin lui signer son acte de renouvellement. Les conséquences de cette situation sont le ralentissement de l’activité de recherche minière et la baisse des revenus du secteur. <br />
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Enfin, les listes minières de 2007 et 2008 qui vous ont été soumises pour approbation ne l’ont été pour certaines qu’en début 2008, faisant friser la rupture de stocks (synonyme de surcoût de production) à toutes les sociétés minières. <br />
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II- GESTION FINANCIERE : <br />
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6- Des primes de motivation et budgets des services financés par le FPDM : <br />
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Les primes de motivation et les budgets de fonctionnement avaient été alloués aux services du département afin de pallier la faiblesse du budget national (moins de 400 millions par an pour tout le département) dont le décaissement a été presque impossible. Ces budgets ont été supprimés et les primes réduites ou retirées à certains. <br />
<br />
De même, le gel des dépenses de fonctionnement a conduit à l’arrêt de la fourniture des services Internet (12.000.000 GNF par an) depuis le mois de mars 2007 et à la détérioration du matériel informatique, bureautique et du matériel roulant qui ne bénéficient plus d’aucune maintenance. Au même moment, vous vous faites installer un service personnalisé d’Internet au mépris de vos collaborateurs. <br />
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C’est pourquoi démotivation est la triste réalité du département des mines aujourd’hui. <br />
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7- Contrôles des opérations financières et comptables : <br />
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Il est très difficile aujourd’hui de parler de contrôle dans ce département car les missions proposées sont rarement acceptées et les frais et indemnités de mission accordés sont de nature à compromettre les résultats attendus.<br />
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Cependant dès votre prise de fonction et suite à une mission auprès du Fonds Minier, des recommandations vous ont été faites en ce qui concerne la tenue d’une comptabilité, la confection d’un budget approprié, la nomination d’un comité de surveillance, les normes et procédures, la fixation des primes et autres avantages.<br />
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De même, la commission financière de l’