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Guinea
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Dialloadama   Dialloadama Diallo Adama's TIGblog
Diallo Adama's profile

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February 1, 2011 | 4:47 PM Comments  0 comments



kouyate   kouyate KOUYATE's TIGblog
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Le CV de l'Afrique

NOM : Continent
PRENOM : Africain
AGE : Berceau de l'humanité.
SITUATION MATRIMONIALE : Célibataire avec plus d’un milliard d’enfants.
CONTACT : Au sud de l’Europe, à l’est de l’Amérique.

Objectif : Mettre mes enfants et mes ressources à la disposition des
autres pour contribuer à leurs développements.

DOMAINES DE COMPETENCE

Coups d’Etats, guerres, génocides.

ETUDES ET FORMATIONS

-Hautes études à l’ESOCE (Ecole Supérieure Occidentale de Commerce d’Esclaves).
-Hautes études à l’AFRIQUE (L’Africaine de Formation pour la
Réélection des Incompétents, Querelleurs, Usurpateurs et Egoïstes).

DIPLÔMES OBTENUS

-Le MRTS (Médaille de Reconnaissance du Tirailleur Sénégalais).
-Le GPRTT (Génocide le Plus Rapide de Tous les Temps).
-Le CPRMPP (Continent le Plus Riche Mais le Plus Pauvre).
-Le CPTS (Continent le Plus Touché par le SIDA).
-Le CPDPP (Continent ou les Présidents Durent le Plus au Pouvoir).
-Le PMDDP (Premier en Matière de Détournement de Deniers Publics).
-Le CPE (Continent le plus endetté).
-Le CN (Continent ''Noir'')

EXPERIENCES

-Participation aux deux guerres mondiales.
-Mes coups d’Etats:
•1952 : Égypte, Mohammed Naguib renverse Farouk Ier
•1958 : Soudan, Ibrahim Abboud renverse Abdullah Khalil
•1963 : Congo, David Moussaka et Félix Mouzabakani renversent Fulbert Youlou
•1963 : Togo, Emmanuel Bodjollé renverse Sylvanus Olympio
•1965 : Algérie, Houari Boumédiène renverse Ahmed Ben Bella
•1965 : Zaïre, Mobutu Sese Seko renverse Joseph Kasa-Vubu
•1966 : Burkina Faso, Sangoulé Lamizana renverse Maurice Yaméogo
•1966 : Burundi, Michel Micombero renverse Ntare V
•1966 : Centrafrique, Jean Bédel Bokassa renverse David Dacko
•1966 : Nigeria, Johnson Aguiyi-Ironsi renverse Nnamdi Azikiwe
•1966 : Ouganda, Milton Obote renverse Edward Mutesa
•1968 : Mali, Moussa Traoré renverse Modibo Keïta
•1969 : Libye, Mouammar Kadhafi renverse Idris Ier
•1969 : Soudan, Gaafar Nimeiry renverse Ismail al-Azhari
•1971 : Ouganda, Idi Amin Dada renverse Milton Obote
•1973 : Rwanda, Juvénal Habyarimana renverse Grégoire Kayibanda
•1974 : Éthiopie, Aman Andom renverse Hailé Sélassié Ier
•1974 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Aman Andom
•1974 : Niger, Seyni Kountché renverse Hamani Diori
•1975 : République fédérale islamique des Comores, Saïd Mohamed Jaffar
renverse Ahmed Abdallah
•1975 : Nigeria, Yakubu Gowon renverse Johnson Aguiyi-Ironsi
•1975 : Tchad, Noël Milarew Odingar renverse François Tombalbaye
•1976 : Burundi, Jean-Baptiste Bagaza renverse Michel Micombero
•1976 : République fédérale islamique des Comores, Ali Soilih renverse
Saïd Mohamed Jaffar
•1977 : Congo, Joachim Yhombi-Opango renverse Marien Ngouabi
•1977 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Tafari Benti
•1978 : République fédérale islamique des Comores, Said Atthoumani
renverse Ali Soilih
•1978 : Mauritanie, Mustafa Ould Salek renverse Moktar Ould Daddah
•1979 : Centrafrique, David Dacko renverse Bokassa Ier
•1979 : Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo renverse
Francisco Macías Nguema
•1979 : Tchad, Goukouni Oueddei renverse Félix Malloum
•1979 : Ouganda, Yusufu Lule renverse Idi Amin Dada
•1980 : Burkina Faso, Saye Zerbo renverse Sangoulé Lamizana
•1980 : Guinée-Bissau, João Bernardo Vieira renverse Luis de Almeida Cabral
•1980 : Au Libéria, Samuel Doe renverse William Richard Tolbert
•1981 : Centrafrique, André Kolingba renverse David Dacko
•1982 : Burkina Faso, Jean-Baptiste Ouédraogo renverse Saye Zerbo
•1982 : Tchad, Hissène Habré renverse Goukouni Oueddei
•1983 : Burkina Faso, Thomas Sankara renverse Jean-Baptiste Ouédraogo
•1983 : Nigeria, Muhammadu Buhari renverse Shehu Shagari
•1984 : Guinée, Lansana Conté renverse Louis Lansana Beavogui
•1984 : Mauritanie, Maaouiya Ould Taya renverse Mohamed Khouna Ould Haidalla
•1985 : Ouganda, Basilio Olara Okello renverse Milton Obote
•1985 : Soudan, Swar al-Dahab renverse Gaafar Nimeiry
•1986 : Soudan, Ahmed al-Mirghani renverse Swar al-Dahab
•1987 : Burkina Faso, Blaise Compaoré renverse Thomas Sankara
•1987 : Burundi, Pierre Buyoya renverse Jean-Baptiste Bagaza
•1987 : Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali renverse Habib Bourguiba
•1989 : Soudan, Omar el-Béchir renverse Ahmad al-Mirghani.
•1990 : Libéria, Prince Johnson renverse Samuel Doe
•1991 : Mali, Amadou Toumani Touré renverse Moussa Traoré
•1992 : Algérie, le Haut conseil de securité renverse Chadli Bendjedid
•1995 : République fédérale islamique des Comores, Ayouba Combo
renverse Said Mohamed Djohar
•1996 : Burundi, Pierre Buyoya renverse Sylvestre Ntibantunganya
•1996 : Niger, Ibrahim Baré Maïnassara renverse Mahamane Ousmane
•1997 : Zaïre/République démocratique du Congo, Laurent Désiré Kabila
renverse Mobutu Sese Seko
•1999 : Union des Comores, Azali Assoumani renverse Tadjidine Ben Said Massounde
•1999 : Côte d'Ivoire, Robert Guéï renverse Henri Konan Bédié
•1999 : Guinée-Bissau, Ansumane Mané renverse João Bernardo Vieira
•1999 : Niger, Daouda Malam Wanké renverse Ibrahim Baré Maïnassara
•2003 : Centrafrique, François Bozizé renverse Ange-Félix Patassé
•2003 : Guinée-Bissau, Verissimo Correia Seabra renverse Kumba Yala
•2005 : Mauritanie, Ely Ould Mohamed Vall renverse Maaouiya Ould Taya
•2008 : Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz renverse Sidi Mohamed Ould
Cheikh Abdallahi
•2008 : Guinée, Moussa Dadis Camara s'accapare du pouvoir à la mort de
Lansana Conté
•2009 : Madagascar, Andry Rajoelina dénonce et renverse à une vitesse
impressionnante le régime de Marc Ravalomanana
-2010 : Niger, Djibrilla Hamidou renverse Tandja Mamadou


AUTRES CONNAISSANCES

Analphabétisme, déscolarisation, chômage et appauvrissement.


LOISIRS

Troubles, faire beaucoup d’enfants et famine.


March 2, 2010 | 3:34 PM Comments  1 comments



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Le PM Jean-Marie Doré dénonce le vol des biens de l'Etat par des ministres...

Le premier ministre guinéen,Jean-Marie Doré a dénoncé récemment le vol des biens de l'Etat dans les différents départements ministèriels,suite à l'entrée en fonction de son gouvernement.

Jean-Marie Doré a dénoncé ce qu'il qualifie de "sabotage" dans le fonctionnement administratif en Guinée:"Depuis que nous n'étions pas encore à ce poste, en tant que simple citoyen et de l'opposition, nous avions pris l'habitude de dénoncer des faits de ce genre comme étant un sabotage au bon fonctionnement des administrations publiques" a souligné le premier ministre, avant de poursuivre:"Puisque c'est du vol autorisé, car tous les équipements qui ont été achetés et installés dans un bureau administratif, il n'est pas dit que lorsque le ministre est partant, il doit l'amener avec lui comme étant une propriété privée".

A noter que le premier conseil des ministres du gouvernement de transition s'est tenu mercredi à Conakry, sous la présidence de Jean-Marie Doré, à la primature...

February 26, 2010 | 6:46 AM Comments  0 comments

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Quand les soldats nigériens se moquent, « Nous ne sommes pas Dadis... !»

Depuis la signature des accords de Ouagadougou, le 15 janvier 2010, entre le général Sékouba Konaté, Président de la transition, Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso et le capitaine Moussa Dadis Camara, le désormais ancien président guinéen, ‘'reste blotti en convalescence'' dans une villa de Ouaga 2000 où il se coupe totalement des médias...
Certains observateurs parlent d'isolement, d'autant qu'il n'a reçu que la visite d'un nombre limité de personnalités politiques guinéennes. L'image de l'homme du 23 décembre semble encore à trainer sur la Guinée ...dans la boue !

En témoignent les propos tenus récemment à Bamako par le colonel Djibril H. Amadou, porte-parole des putschistes qui viennent de renverser le Président Mamadou Tandja du Niger : « Nous ne sommes pas Dadis, mais des ATT ».

Des propos véridiques, mais qui créent un sentiment de frustration chez de nombreux compatriotes. Alors qu'ils amènent d'autres à baisser la tête et surtout à réfléchir sur ce qu'ils considèrent comme une infamie infligée à tout le pays.

Ces compatriotes estiment que le peuple du 28 septembre 1958, ne mérite vraiment pas un tel sort. En d'autres termes, ils estiment qu'il se pose un véritable problème de reconquête identitaire. Des politiciens aux syndicalistes en passant par les acteurs de la société civile, chaque Guinéen devrait faire son examen de conscience pour voir comment effectivement faire repartir le pays.

February 23, 2010 | 5:52 PM Comments  0 comments

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Coup d'Etat au Niger, le président arrêté

Des militaires ont arrêté jeudi le président nigérien, Mamadou Tandja, lors d'un coup d'Etat dirigé par un officier, le commandant Adamou Harouna, a-t-on appris de trois sources militaires. Une source diplomatique française avait peu après déclaré : "Il y a encore un peu de confusion, mais il semblerait que le président Tandja ainsi que ses ministres, qui sont retenus dans un autre endroit, soient aux mains des mutins."

Voix du Sahel, la radio d'Etat a suspendu ses programmes pour diffuser de la musique militaire dès 18 h 40. Lors des coups d'Etat de 1974, 1996 et 1999, la radio d'Etat avait diffusé de la musique militaire avant que les mutins ne prennent la parole sur ses ondes.

En milieu d'après-midi, les militaires ont attaqué le palais présidentiel de Niamey à la fin d'un conseil des ministres. Pendant plusieurs heures, des soldats étaient déployés autour du palais présidentiel et dans les rues adjacentes, et des témoins ont affirmé avoir vu les dépouilles de plusieurs d'entre eux. "Il y a une tentative de coup d'Etat", a déclaré à Paris un responsable français, qui a requis l'anonymat.

Sanoussi Jackou, député nigérien se présentant comme non inscrit, quittait l'Assemblée nationale en voiture quand Le Monde.fr l'a joint par téléphone. Il a fait état d'une tentative de putsch, dont il ignorait encore l'issue vers 17 heures :

Augustin Augier, membre de l'ONG Alima, était à environ 1 kilomètre du palais quand les tirs ont retenti. Au moment où il a témoigné, les heurts n'étaient pas encore tout à fait terminés :

Un autre habitant de Niamey préférant garder l'anonymat a confié au Monde.fr qu'"il n'y avait eu aucun renfort massif de l'armée en direction du palais présidentiel. L'armée n'a visiblement pas pris position pour l'un ou l'autre camp". Selon lui, les tirs avaient cessé aux alentours de 18 heures.

Selon RFI, "l'information a vite circulé" dans la capitale nigérienne et les habitants "commençaient à fuir les marchés pour rentrer chez eux". De son côté, le correspondant de la BBC note que les services de télévision et de radio fonctionnaient normalement. Les médias d'Etat ne communiquaient quant à eux aucune information sur une éventuelle tentative de coup d'Etat. Air France a décidé de suspendre ses vols vers Niamey.

Pays pauvre du Sahel mais troisième producteur mondial d'uranium, avec une forte implantation du groupe nucléaire français Areva, le Niger traverse une grave crise politique depuis que Mamadou Tandja, après dix ans de pouvoir, a dissous l'an dernier le Parlement et obtenu une prolongation de son mandat. La nouvelle Constitution lui assure encore au moins trois ans à la tête du pays.

La tenue en octobre de législatives, boycottées par l'opposition, a entraîné la suspension du Niger par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), et l'Union européenne a suspendu son aide au développement. Le dialogue internigérien de sortie de crise entre pouvoir et opposition, qui se déroule sous l'égide d'un médiateur de la Cedeao, a été suspendu la semaine dernière.

Le Monde.fr avec Reuters et AFP

February 18, 2010 | 2:57 PM Comments  0 comments

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voici les membres du gouvernement d'union nationale

Les membres du gouvernement d'union nationale sont désormais connus. Voici la liste exhaustive :

1 - Ministre d'Etat de la Sécurité et de la protection civile : Général de division Mamadouba Toto Camara

2 - Ministre d'Etat des Affaires Etrangères, de l'Intégration africaine et de la Francophonie : Bakary Fofana, Société civile

3 - Ministre d'Etat de la Fonction publique, de la Réforme administrative, du Travail et de l'Emploi : Penda Diallo, syndicaliste

4 - Ministre de l'Administration du térritoire et des Affaires Politiques : Nawa Damé, administrateur civil

5 - Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Colonel Siba Lohalamou, confirmé

6- Ministre de la Décentralisation et du Développement local : Gilbert Ifono, Historien

7 - Ministre de l'Energie et de l'Hydralique : Cdt Sandé Mamadou

8 - Ministre Economie et Finances : Kerfalla Yansané, ancien Gouverneur de la BCRG

9 - Ministre des Mines et de la Géologie : Mahmoud Thiam, confirmé

10 - Ministre de l'Agriculture : Lt Colonel Kèlèti Faro

11 - Ministre Pêche et de l'Aquaculture : Colonel Mamadou Korka Diallo

12 - Ministre des Télécoms et Nouvelles Technologies de l'Information : Talibé Diallo, ancien Secrétaire Général du Ministère de l'Agriculture

13 - Ministre de la Construction, Urbanisme et de l'Habitat : Mansour Kaba, Architecte

14 - Ministre du Plan, de la Coopération Internationale : Mme Zénab Saifon Diallo, confirmée

15 - Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Gandhi Tounkara

16 - Ministre de l'Enseignement pré-universitaire et de l'Education civique : Amadou Lélouma Diallo

17 - Ministre de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Mamadou Saliou Bella Diallo

18 - Ministre de l'Environnement, des Eaux et Forêts : Georges Niankoye Delamou

19 - Ministre des Travaux publics : Yamoudou Touré, syndicaliste

20 -Ministre du Commerce : Mamadou Niaré

21 - Ministre de la Santé publique et de l'Hygiène publique : Dr Ibrahima Sow

22 - Ministre Transports : Colonel Mathurin Bangoura

23 - Ministère de la jeunesse et des sports, M.Thierno Aliou Diaouné



24 - Ministère du contrôle et des audits,M.Kerfalla Camara



25 - Ministère de la communication, M.Aboubacar Sylla, administrateur



26 - Ministère de la culture et des arts, M.Fodéba Isto Keira



27 - Ministère du tourisme et de l’hôtellerie,Mme Sy Mariame Diallo, opératrice économique



28 - Ministère de l’élevage, M.Mouctar Diallo, NFD



29 - Ministère des Guinéens de l’étranger, M.Lucien Mbendou Guilao



30 - Ministère des postes et télécommunication et des nouvelles technologies,Mr Talibé Diallo



31-Ministre de la solidarité nationale, Mem Nanfadima Magassouba



32-Ministre de l'Alphabétisation et promotion des langues nationales, El-hadj Bamba Sylla



33 - Secrétariat général du gouvernement,M.Sékou Kissa Camara



34 - Secrétariat général aux affaires religieuses, Dr Koutoubou Sanoh


February 15, 2010 | 4:55 PM Comments  0 comments

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Affaire faux médicaments avec les Chinois : Un Guinéen arbitrairement accusé, meurt des suites d’une dépression !

Comme on le sait, l’affaire des "faux médicaments" impliquant 6 Chinois et des Guinéens, continue d’occuper l’actualité depuis un certain temps. Ce qui a provoqué un bras de fer entre le lieutenant colonel Moussa Tiegboro Camara, ministre de la lutte anti drogue et du grand banditisme et le premier président de la Cour d’appel de Conakry, Monsieur Doura Cherif.

C’est suite à cette affaire que les services de Moussa Tigboro Camara, ont arrêté Monsieur Dyne Touré, un haut fonctionnaire de l’office de la promotion pour les investissements privés en Guinée (OPIP). Il y a de cela plus de 10 mois. Or de sources bien informées, le sieur Touré, hautement apprécié par ses collègues de travail, n’avait rien à avoir avec cette affaire, puisqu’il n’est ni décideur, ni ordonnateur de permis d’investissement privé en matière de santé en Guinée. Ces prérogatives relèvent de la seule compétence du ministre de la Santé, apprend-on.

Arrêté et incarcéré depuis plus de 8 mois avec les Chinois, il a été victime, dit-on d’une dépression poste traumatique lui causant une hospitalisation à l’hôpital Ignace Deen de Kaloum, Conakry depuis plus de deux semaines.

Selon nos informations, obtenues de sources familiales, il a succombé dans la nuit de samedi à dimanche vers minuit suite à cette déstabilisation mentale, liée à son arrestation.

Son inhumation a eu lieu ce dimanche à Koba, situé à une centaine de kilomètres Conakry laissant derrière lui sa famille endeuillée. celle-ci quand à elle, ne comprend toujours pas les motifs de son arrestation ayant conduit à cette mort tragique.

À l’image de M. Touré (paix à son âme), plusieurs autres hauts officiers militaires, hauts policiers de l’État et civiles dont les dossiers sont vides sont arrêtés et incarcérés depuis plus de 13 mois sans aucune forme de procès. Nombreux parmi eux, sont malades, affaiblis moralement, les familles déboussolées et ne demandent que la justice soit faite.

February 14, 2010 | 9:09 PM Comments  0 comments

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Mandela : le long automne du patriarche

Nelson Mandela, 91 ans, est au crépuscule de sa vie. Il ne sort quasiment plus. Celia W. Dugger, de l’International Herald Tribune, a rencontré ses proches et dresse un portrait touchant de l‘homme qui incarne encore la nation sud-africaine.


Nelson Mandela est un vieil homme. Ses cheveux ont blanchi, sa silhouette est frêle. Il entre, lentement, dans son cabinet de travail, s’appuyant de tout son poids sur une canne. Enlève ses chaussures, s’installe dans un fauteuil, puis lève ses jambes, l’une après l’autre, pour les poser sur un repose-pieds, racontent ses visiteurs. Son épouse, Graça Machel, ajuste la position « pour que ses jambes soient parallèles, puis elle dépose un baiser sur son front », raconte George Bizos, ancien avocat de Mandela et l’un de ses plus proches amis.

À gauche de son fauteuil, une table basse couverte de journaux, en anglais et en afrikaans, la langue des Blancs qui l’ont emprisonné pendant vingt-sept ans. La famille et les amis se tiennent toujours à sa droite, du côté où il entend le mieux. Sa mémoire n’est plus aussi vive, il aime pourtant toujours rappeler le souvenir d’histoires racontées mille fois, « polies comme des pierres », comme dit l’un de ses proches. […]

Nelson Mandela, probablement le chef d’État le plus respecté au monde, a plusieurs fois annoncé qu’il se retirait de la vie publique, apparaissant de temps en temps à un concert pop donné en son honneur ou à un meeting politique. Récemment, il a annulé des rendez-vous, alimentant ainsi des rumeurs alarmantes sur son état de santé. Sa fondation a dû publier un communiqué indiquant qu’il allait « aussi bien que l’on puisse espérer pour un homme de 91 ans ».



Son héritage est l’objet de tous les soins. « Il était et reste un archiviste obsessionnel, raconte Verne Harris, en charge de la “mémoire” de Mandela depuis 2004. Un livre, Conversations avec moi-même, composé de nombreuses reproductions de documents sera bientôt disponible. Il contient des pépites venues d’endroits inattendus. Comme les calendriers touristiques que l’administration pénitentiaire lui donnait chaque année à Robben Island. Il y notait son quotidien, mais aussi sa pression artérielle, et parfois un rêve. Comme celui avec sa fille Zindzi, 3 ans au moment de son emprisonnement et qu’il n’a pas revue avant ses 15 ans. « Elle me demandait de l’embrasser et me disait que je manquais de chaleur », écrivait-il de sa cellule.

Les rumeurs sur sa santé viennent aussi du fait qu’il reçoit moins. « Il est fatigué des bavardages avec des gens qu’il ne connaît pas », indique Verne Harris. « Il peut se souvenir en détail d’événements du passé. Mais vous savez ce qu’est la vieillesse… La mémoire du présent commence à mal fonctionner et il y a aussi des jours moins bien que d’autres », poursuit-il.

C’est l’épouse de Nelson Mandela, Graça Machel, 64 ans, veuve de l’ancien président mozambicain, Samora Machel, qui veille sur lui aujourd’hui. « Ils se comportent comme de jeunes amoureux, se prenant par la main », confie George Bizos. Ses vieux amis et les piliers de la lutte antiapartheid continuent de lui rendre visite. Graça n’aime pas qu’il reste seul pour déjeuner, quand elle n’est pas à Johannesburg, de peur qu’il ne mange pas assez. Alors, de temps en temps, George Bizos reçoit un coup de téléphone, une invitation à déjeuner. Il s’assoit à sa droite. Et tous deux dégustent leur plat préféré, la queue de bœuf en sauce, et parlent du bon vieux temps. […]

S’il disparaît de la scène, Mandela n’en reste pas moins au cœur des pensées. Pour beaucoup, il est toujours le leader idéal – chaleureux, magnanime, disposé à reconnaître ses erreurs – auquel on compare ses successeurs. Il est le père fondateur dont les valeurs constituent les piliers de la nation.

« La pensée de Mandela est le ciment qui unit l’Afrique du Sud », explique Mondli Makhanya, rédacteur en chef du Sunday Times. « Plus il vieillit, plus il s’affaiblit, plus proche est l’inévitable, et nous avons tous peur de ce moment. D’abord parce que nous l’aimons, ensuite parce que, après lui, qui va nous fédérer ? »

Comme un enfant devenu grand, craignant à chaque fois qu’il quitte ses vieux parents qu’il s’agisse de la dernière visite, les Sud-Africains se préparent à l’ultime adieu à leur héros.

February 11, 2010 | 6:27 AM Comments  0 comments

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Jean-Marie Doré, à pas comptés

Depuis son arrivée sur l’échiquier politique, à la faveur de l’instauration du multipartisme, en 1990, sous Lansana Conté, Jean-Marie Doré, qui dirige l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG), n’a jamais appartenu à un gouvernement. Malgré les sollicitations dont il aurait fait l’objet, la croyance populaire veut qu’il ait toujours refusé de se compromettre auprès de Conté. Lors de l’élection présidentielle de 1993, il se présente d’ailleurs contre lui, et remporte… 3 % des suffrages. Deux ans plus tard, il est élu député, de même qu’en 2002, mais refusera de siéger à l’Assemblée nationale pour protester contre les fraudes électorales.

Toujours prompt à fustiger le régime du défunt président et, depuis un an, à interpeller l’opinion sur les agissements du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, au pouvoir depuis décembre 2008), c’est tout naturellement qu’il est désigné porte-parole du Forum des forces vives de Guinée (FFVG).

Un homme à contourner les interdits ?

Cependant, au fil des semaines, dans la classe politique, sa proximité avec le chef de la junte, qui le reçoit très fréquemment, laisse planer le doute sur ses véritables positions. En juillet, lorsqu’il annonce, avec la syndicaliste Rabiatou Sérah Diallo, la mise en place d’une commission ad hoc chargée d’évaluer le processus de transition et de proposer un nouveau calendrier électoral, la suspicion est à son comble. Le projet n’avait pas été discuté au sein des Forces vives et, en coulisses, son engagement auprès d’elles a plusieurs fois été mis en doute, bien qu’il fasse partie des blessés du stade du 28-Septembre. Et ses récents propos sur l’accord de Ouagadougou ne sont pas pour rassurer.

Alors que les Forces vives exigent que le Premier ministre ne se présente pas à la présidentielle, Doré considère que ce point doit être discuté. Le hic, c’est que si les Forces vives ont voulu qu’il dirige ce gouvernement de transition, c’est bien parce qu’elles pensaient qu’il se désisterait. « Pour être nommé, il a dû se conformer à la dernière déclaration de Ouagadougou, interdisant au Premier ministre de transition de participer à la présidentielle. Sachant qu’il n’a aucune chance de devenir président, il a choisi d’entrer dans l’Histoire en participant à la démocratisation de la Guinée. Il mettra par conséquent toute son énergie à la réussite de cette transition », avait même expliqué un responsable politique, soulignant par ailleurs que le fait qu’il soit Forestier, comme Dadis, apaise les esprits et crée un équilibre au sein des instances dirigeantes. »

February 9, 2010 | 4:25 AM Comments  0 comments

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Décès de l'ancien président André Kolingba

André Kolinga avait dirigé la Centrafrique de 1981 à 1993. Contraint à l'exil après une tentative de coup d'État en 2001, il était revenu dans le jeu politique en 2003. Il est décédé à Paris, dimanche 8 février 2010


L'ancien président centrafricain André Kolingba (1981-1993) est décédé dimanche à Paris à l'âge de 73 ans, a appris l'AFP à Bangui auprès du président du directoire de son parti, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) Gabriel Goloumo.

"Nous avons la confirmation de la mort du président-fondateur de notre mouvement en fin d'après-midi à Paris", a déclaré M. Goloumo qui n'a pas précisé les raisons de ce décès.

Douze ans à la tête du pays

De source informée à Paris, on indiquait à l'AFP que M. Kolingba souffrait depuis longtemps d'un cancer de la prostate et qu'il avait été soigné dans plusieurs hôpitaux, mais pas seulement dans la capitale française.

Né le 12 août 1936 à Bangui, Kolingba, ancien général d'armée, avait renversé par un coup d'Etat en 1981 le président David Dacko (1979-1981) successeur de Jean-Bédel Bokassa.

"Nous avons appris son décès avec consternation", a affirmé à l'AFP le ministre du développement rural Fidèle Gouandjika, proche de l'actuel président François Bozizé. "C'était un grand homme d'Etat et on peut affirmer qu'il était un grand bâtisseur comme en témoignent notamment les édifices publics et les structures de développement" du pays.

Celui-ci a indiqué que le président Bozizé avait présenté en soirée ses condoléances à Mireille Kolingba, la veuve de l'ancien président.

Fondateur du parti unique RDC, en 1987, Kolingba avait été contraint sous la pression de la rue et après des grèves sans précédent dans le pays, d'autoriser le multipartisme en 1991. Il s'était maintenu au pouvoir jusqu'en 1993, date des premières élections démocratiques remportées par Ange-Félix Patassé. M. Kolingba avait terminé en quatrième position du scrutin.

Condamné à mort par contumace

En mai 2001, lors d'une nouvelle tentative de coup d'Etat, il avait échoué à renverser le président Patassé qui avait alors mis sa tête à prix pour la somme impressionnante à l'époque de 25 millions de francs CFA (250. 000 francs français).

Il s'était alors réfugié en Ouganda tandis qu'il était condamné à mort en Centrafrique. En 2003, il avait toutefois bénéficié du renversement de Patassé par François Bozizé et d'une amnistie pour participer au "dialogue national". A nouveau candidat à la présidentielle en 2005, il avait terminé troisième du scrutin remporté par Bozizé.

Son parti était considéré comme la seconde force d'opposition du pays avec notamment six députés (sur une trentaine que compte l'opposition) du parlement, fort de 105 membres.

Fin janvier, le RDC avait quitté L'Union des forces vives de la Nation (UFVN) la principale coalition de l'opposition, parce que celle-ci avait suspendu sa participation à la Commission électorale indépendante (CEI) chargée d'organiser les élections présidentielle et législatives prévues cette année à une date encore non fixée officiellement.

jEUNE AFRIQUE

February 9, 2010 | 4:03 AM Comments  0 comments

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Anciens combattants : justice à retardement

52 combattants marocains s'étant battus pour la France bénéficieront peut-être de la même pension que leurs frères d'armes français.


Le rapporteur du tribunal administratif de Bordeaux a, le 29 janvier, confirmé le droit de cinquante-deux anciens combattants marocains à revendiquer une pension d’un montant égal à celui de leurs frères d’armes français. Les dossiers sont en délibéré, et la décision définitive sera rendue dans une quinzaine de jours.

Elle devrait, en principe, suivre les recommandations du rapporteur. Les personnes concernées devraient bénéficier alors d’une spectaculaire augmentation de leur pension – qui passerait de 70 euros à 900 euros par mois – et recevoir un arriéré portant sur deux ou quatre ans. Soit, dans le meilleur des cas, 40 000 euros.

Vétérans de la Seconde Guerre mondiale ou de la guerre d’Indochine, ils vivent tous à Bordeaux, généralement dans des foyers Sonacotra, et comptent une quinzaine d’années de service dans l’armée française. Seuls les cas des Maghrébins peuvent aujourd’hui être pris en compte par la justice, grâce à l’existence d’un accord euro-méditerranéen.

En 2009, cinq Marocains avaient ainsi obtenu gain de cause, tandis qu’un Sénégalais était débouté.

February 6, 2010 | 11:53 AM Comments  0 comments

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Toyota rappelle ses véhicules défecteux en Europe, mais pas en Afrique

Suite à la découverte d'un défaut sur la pédale d'accélérateur de certains de ses véhicules, le groupe japonais Toyota a rappelé 4,5 millions de véhicules en Europe, Amérique du Nord et Chine. 180 000 véhicules présentant les mêmes défauts sont en circulation en Afrique, en Amérique latine et au Moyen-Orient, mais ils n'ont pas été rappelés du fait des "caractéristiques climatiques" de ces régions.


Le groupe automobile japonais Toyota a annoncé mardi avoir identifié en Afrique, en Amérique latine et au Moyen-Orient quelque 180. 000 véhicules équipés de la même pédale que celle qui pose problème en Amérique du Nord et en Europe, sans toutefois décider de les rappeler.

"Les distributeurs et Toyota sommes encore en train de réfléchir à la manière de traiter ce problème", a déclaré à l'AFP une porte-parole du groupe.

Blocage de la pédale d'accélérateur

Elle a précisé qu'aucune décision de rappel n'avait été prise pour le moment, en raison des caractéristiques climatiques des régions concernées.

Le problème --le blocage de la pédale d'accélérateur en position enfoncée-- n'apparaît en effet que quand la différence de température entre l'extérieur et l'intérieur du véhicule crée de la condensation dans l'habitacle.

"Aux Etats-Unis et en Europe, l'hiver est très froid et il fait chaud à l'intérieur de la voiture, donc il y a de la condensation. Mais au Moyen-Orient par exemple, les conditions climatiques sont très différentes et, même si les mêmes pédales sont utilisées, les mêmes problèmes sont peu susceptibles de se produire", a expliqué la porte-parole de Toyota.

Modèles incriminés

Les voitures sur lesquelles la pédale incriminée a été identifiée sont au nombre de 40. 000 au Moyen-Orient. Il s'agit des modèles Avalon produits entre 2005 et 2010 et Sequoia produits de 2009 à 2010. Quelque 80. 000 autres voitures sont concernées en Afrique et 60. 000 en Amérique latine, a indiqué la porte-parole de Toyota, sans préciser les modèles en cause.

Près de 4,5 millions de voitures ont été rappelées par Toyota en Amérique du Nord, en Europe et en Chine en raison de ce problème de pédale.

February 6, 2010 | 11:52 AM Comments  0 comments

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1960 : enfin libres !

1960, enfin libres !

Des millions d’Africains fêtent en 2010 le demi-siècle de leur drapeau, de leur hymne, de leur nation. Retour sur les années qui ont mené aux indépendances.


S’il est un anniversaire que Jeune Afrique se devait de ne pas manquer, c’est bien celui-là. Tout au long de l’année qui s’ouvre, dix-sept pays du continent, dont quinze francophones, célébreront leur demi-siècle d’indépendance, et votre hebdomadaire accompagnera, semaine après semaine, pays par pays, ce calendrier historique en posant à chaque fois la seule question qui vaille : qu’avez-vous fait de vos cinquante ans ? Une interrogation à laquelle nous nous efforcerons aussi de répondre, le moment venu, en ce qui nous concerne. Comme nul (ou presque) ne l’ignore en effet, le premier numéro de J.A. est paru un jour d’octobre 1960, année de tous les espoirs…

Afrique action, dont le premier numéro sort le 17 octobre 1960, deviendra Jeune Afrique un an plus tard.

Ce fut une année de force joyeuse avec, pour tous ceux qui la vécurent, la certitude de participer à l’Histoire en marche. Le colon remballe son drapeau, un nouvel hymne national composé dans la fièvre claque au vent de l’unité et de la dignité retrouvée, et les « pères de l’indépendance » s’installent dans les palais des gouverneurs envolés pour l’ex-métropole avec leurs casques coloniaux sous le bras. Le soir, après avoir sagement écouté des discours pleins de promesses, les nouveaux citoyens s’étourdissent sous les lampions des bals. Bien sûr, la rumba prend parfois un goût amer. Des intellectuels à l’écriture acerbe comme Mongo Beti, Frantz Fanon, Cheikh Anta Diop, Guy Landry Hazoumé, Jacques Rabemananjara, et, au-delà des mers, Aimé Césaire, fustigent les mandataires autochtones de l’indépendance, cet « indigénat d’élite aux grands mots pâteux qui collent aux dents », selon la phrase féroce de Jean-Paul Sartre dans sa préface aux Damnés de la terre, que Fanon écrit cette année-là. Pour eux, la véritable indépendance est celle pour laquelle sont morts, sous les balles françaises, Ruben Um Nyobe et les insurgés malgaches de 1947, et non celle, factice, octroyée, manipulée, néocoloniale, qu’on leur offre sur un plateau en toc. Mais ces propos de militants, qui les entend vraiment alors que les quinze francophones viennent en groupe prendre place dans l’enceinte de l’ONU, aux côtés des quelques pays africains qui y siègent déjà ? Partout ou presque, en dépit des nuages qui s’amoncellent au-dessus de l’ex-Congo belge, c’est le temps de l’enchantement national. L’avenir paraît radieux.

Il ne faudra guère attendre, hélas, avant que la fête se gâche. À partir de 1962, année où René Dumont publie son célèbre L’Afrique noire est mal partie, le continent devient sous la plume des commentateurs un radeau à la dérive. Afrique « désemparée », « trahie », « convoitée ». L’assassinat de Lumumba, celui d’Olympio, les premiers coups d’État et l’instauration des partis uniques sont passés par là. Du jour au lendemain, toutes les rêveries semblent s’être consumées sous le feu des « soleils des indépendances » romancés par Ahmadou Kourouma.

D’un excès d’optimisme béat et souvent pompeux, très présent dans les discours ampoulés d’un André Malraux ou d’un Michel Debré venus remettre aux nouveau-nés les clés du pouvoir, on passe sans transition aux vaticinations cartiéristes de l’afropessimisme. En un clin d’œil, le miroir à travers lequel le monde regarde l’Afrique se brise, et ses morceaux, un demi-siècle plus tard, ne sont toujours pas recollés.

Au fait, que signifie pour un jeune d’aujourd’hui le mot magique d’indépendance qui enflamma la génération de ses parents ? Rien ou presque. Cette page-là est tournée, définitivement, et les défis se déclinent désormais en termes d’éducation, de santé, de développement, de gouvernance et de démocratie. Le temps où l’on se mobilisait pour le drapeau, le droit d’éditer ses timbres-poste et d’émettre ses propres passeports est à la fois révolu et profondément intégré. Tant mieux. À condition de ne pas oublier que, pour qui veut comprendre l’Afrique d’aujourd’hui, tous les chemins ramènent à 1960.

Par François Soudan

February 6, 2010 | 11:49 AM Comments  0 comments

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1960 : enfin libres !

1960, enfin libres !

Des millions d’Africains fêtent en 2010 le demi-siècle de leur drapeau, de leur hymne, de leur nation. Retour sur les années qui ont mené aux indépendances.


S’il est un anniversaire que Jeune Afrique se devait de ne pas manquer, c’est bien celui-là. Tout au long de l’année qui s’ouvre, dix-sept pays du continent, dont quinze francophones, célébreront leur demi-siècle d’indépendance, et votre hebdomadaire accompagnera, semaine après semaine, pays par pays, ce calendrier historique en posant à chaque fois la seule question qui vaille : qu’avez-vous fait de vos cinquante ans ? Une interrogation à laquelle nous nous efforcerons aussi de répondre, le moment venu, en ce qui nous concerne. Comme nul (ou presque) ne l’ignore en effet, le premier numéro de J.A. est paru un jour d’octobre 1960, année de tous les espoirs…

Afrique action, dont le premier numéro sort le 17 octobre 1960, deviendra Jeune Afrique un an plus tard.

Ce fut une année de force joyeuse avec, pour tous ceux qui la vécurent, la certitude de participer à l’Histoire en marche. Le colon remballe son drapeau, un nouvel hymne national composé dans la fièvre claque au vent de l’unité et de la dignité retrouvée, et les « pères de l’indépendance » s’installent dans les palais des gouverneurs envolés pour l’ex-métropole avec leurs casques coloniaux sous le bras. Le soir, après avoir sagement écouté des discours pleins de promesses, les nouveaux citoyens s’étourdissent sous les lampions des bals. Bien sûr, la rumba prend parfois un goût amer. Des intellectuels à l’écriture acerbe comme Mongo Beti, Frantz Fanon, Cheikh Anta Diop, Guy Landry Hazoumé, Jacques Rabemananjara, et, au-delà des mers, Aimé Césaire, fustigent les mandataires autochtones de l’indépendance, cet « indigénat d’élite aux grands mots pâteux qui collent aux dents », selon la phrase féroce de Jean-Paul Sartre dans sa préface aux Damnés de la terre, que Fanon écrit cette année-là. Pour eux, la véritable indépendance est celle pour laquelle sont morts, sous les balles françaises, Ruben Um Nyobe et les insurgés malgaches de 1947, et non celle, factice, octroyée, manipulée, néocoloniale, qu’on leur offre sur un plateau en toc. Mais ces propos de militants, qui les entend vraiment alors que les quinze francophones viennent en groupe prendre place dans l’enceinte de l’ONU, aux côtés des quelques pays africains qui y siègent déjà ? Partout ou presque, en dépit des nuages qui s’amoncellent au-dessus de l’ex-Congo belge, c’est le temps de l’enchantement national. L’avenir paraît radieux.

Il ne faudra guère attendre, hélas, avant que la fête se gâche. À partir de 1962, année où René Dumont publie son célèbre L’Afrique noire est mal partie, le continent devient sous la plume des commentateurs un radeau à la dérive. Afrique « désemparée », « trahie », « convoitée ». L’assassinat de Lumumba, celui d’Olympio, les premiers coups d’État et l’instauration des partis uniques sont passés par là. Du jour au lendemain, toutes les rêveries semblent s’être consumées sous le feu des « soleils des indépendances » romancés par Ahmadou Kourouma.

D’un excès d’optimisme béat et souvent pompeux, très présent dans les discours ampoulés d’un André Malraux ou d’un Michel Debré venus remettre aux nouveau-nés les clés du pouvoir, on passe sans transition aux vaticinations cartiéristes de l’afropessimisme. En un clin d’œil, le miroir à travers lequel le monde regarde l’Afrique se brise, et ses morceaux, un demi-siècle plus tard, ne sont toujours pas recollés.

Au fait, que signifie pour un jeune d’aujourd’hui le mot magique d’indépendance qui enflamma la génération de ses parents ? Rien ou presque. Cette page-là est tournée, définitivement, et les défis se déclinent désormais en termes d’éducation, de santé, de développement, de gouvernance et de démocratie. Le temps où l’on se mobilisait pour le drapeau, le droit d’éditer ses timbres-poste et d’émettre ses propres passeports est à la fois révolu et profondément intégré. Tant mieux. À condition de ne pas oublier que, pour qui veut comprendre l’Afrique d’aujourd’hui, tous les chemins ramènent à 1960.

Par François Soudan

February 6, 2010 | 11:49 AM Comments  0 comments

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L’intégralité de la lettre de mission du Premier ministre Jean Marie Doré.

voici in extenso la lettre de mission que Sekouba Konaté a adressée au premier ministre Jean Marie Doré le mercredi 4 février 2010.

Monsieur le premier ministre,

Notre pays traverse en cette période de son histoire une crise économique et sociopolitique sans précédent.

Face à cette situation, seule une ferme volonté permettra de trouver des réponses adéquates aux maux dont souffre notre pays.

Votre nomination s’inscrit dans le cadre d’un processus de transition courte durée afin de créer un climat d’apaisement et favoriser ainsi le retour du pays à l’ordre constitutionnel.

Suite à mon discours du 6 janvier 2010, je vous engage à accomplir sous mon autorité et ma direction entre autres les tâches suivantes :

1-Mobiliser les ressources nécessaires pour la conduite de la transition, et pour la restructuration des forces de défense et de sécurité, présider le conseil interministériel et le conseil des ministres sur délégation du chef de l’Etat

2-Proposer au chef de l’Etat, les nominations aux emplois civils,

3-Diriger l’administration et veiller au fonctionnement régulier des pouvoirs publics,

4- Veiller au respect de l’indépendance de la justice,

5- Prendre les dispositions nécessaires, pour d’une part, renforcer les capacités de la CENI avec l’appui de la communauté internationale et d’autre part, pour assurer le fonctionnement correct de tous les organes de la transition,

6- Oeuvrer à l’organisation rapide d’élections libres, crédibles et transparentes, conformément au chronogramme fixé en vue de sortir le pays de son isolement et à la levée des sanctions
Promouvoir la bonne gouvernance et restaurer l’autorité de l’Etat,

7- Veiller au respect de l’indépendance de la banque centrale
Relancer l’économie par la mise en place d’un programme d’urgence et de renouer avec nos partenaires au développement en vue d’améliorer les conditions de vie des populations,

8- Engager le dialogue social et politique pour la consolidation de la cohésion nationale,

9- Renforcer la démocratie, l’Etat de droit ainsi que le respect des droits humains et des libertés fondamentales,

10- Assurer la sécurité des personnes et de leurs biens,

11- Assurer le déroulement correct et transparent du processus électoral

Cette lettre de mission exige de vous, Monsieur le premier ministre, des obligations de résultats.

Pour atteindre ces objectifs, vous me proposerez des femmes et des hommes, dévoués, intègres et compétents pour vous accompagner dans l’accomplissement de votre mission.

Je vous recommande, par ailleurs, avant l’entrée en fonction de la nouvelle équipe gouvernementale, l’organisation sur toute l’étendue du territoire national d’une journée de recueillement, de prière et de pardon en la mémoire des victimes des tragiques événements du 28 septembre 2009. Une telle démarche aidera à renforcer le climat d’apaisement et à créer les conditions d’une réconciliation véritable indispensable au succès du nouveau processus de transition en cours.

En vous remerciant d’avoir accepté la responsabilité qui vous est confiée, veuillez agréer monsieur le premier ministre, l’expression de ma franche collaboration.

Général Sékouba Konaté
Président de la Transition
Président de la République par intérim
Ministre de la Défense Nationale



February 5, 2010 | 11:47 AM Comments  0 comments

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